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6 (1740) Lettres M - O
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O VV A O W E.

Général, & leur.; quatre Confulteurs font élus tous les trois ans.

* Héliot> Hijt. des Ordr. Religieux, tome 8. c,. 9.

O W A. O W E. O W R.

O W A R & O R O W A, en Latin Ovaria, ville de la Hau-te Hongrie, aux piez des montagnes qui la féparent de laPologne, cil fituée fur la rivière de Vag, au deffus de Tranfchin.Quelques Auteurs la confondent avec Arva, qui eit fituée au def-fus, & qui elt capitale du Comté de ce nom. * Sanfon. Bau-drand.

O W A R. Voyez ALTEM BOURG.

O W A R. Voyez NEUHAUSEL.

O W A R. Voyez ARVA.

OWEN (Jean) fils de Henri Owen , Vicaire de Stadhamprès de Watlintgon, dans le Comté d’Oxford en Angleterre, futélevé dans le Collège de la Reine à Oxford, & fut Maitre ès Artsen 1635. Peu de tems après il reçut les ordres, félon les ritesde l’Eglife Anglicane; mais du tems que le Parlement d’Angle-terre étoit le maître abfolu, il prêcha contre les Evêques, con-tre les cérémonies, &c. Il fut enfuite Minifire de Fordham dansle Comté d'Effex, puis de Coggeshall dans le même Comté. Surla fin de 1648, il fit dans fes Sermons, l’apologie de ceux qui a-voient fait mourir le Roi Charles I, & prêcha contre Charles II,

& contre tous les Royalties. On peut voir là-deflîis la Lettre àun Ami fur quelques principes c? pratiques du Docteur Owen, impri-mée à Londres en 1670. Le 17 feptembre 1650, il fut envoyépar les Parlementaires avec l'armée en Ecoffe, & le 28 de marsfuivant il fut fait Doyen de l’églife de Chrift à Oxford. En 1652,il fut fait Vice-Chancelier de i’Univerfité, & un des Commifiairespour la Propagation de la Foi. il fut député Membre de la Cham-bre Balle pour l’Univerlité d’Oxford; mais il n’allîlta pas long-terns aux aflemblées du Parlement. En 1657, on lui ôta fa char-ge de Vice-Chancelier , & en 1659 le Doyenné de l’églife deChrilt. Après le rétabliflement du Roi Charles II, il prêcha quel-quefois dans fa maifon à Stadham; & enfuite dans une églife deNonconfonniftes à Londres jufques à fa mort. 11 fut marié deuxfois. Sa fécondé femme étoit veuve de Thomas d’Oyley, Cheva-lier , frère cadet de Jean d’Oyley de Chcfilainpton près de Stad-ham , Baronnet, il étoit du parti de ceux qu’on appelle Indcpen-dans ; mais fur la fin de fes jours, il déclara plufieurs fois qu’ilconviendroit facilement avec les Presbytériens. Il écrivoit bien,

& avoit bien lu les livres des Rabbins. Il a publié un grandnombre d’Ouvrages, dont voici les principaux, Une Explicationde ïArminianifme , in quarto , en Anglois ; Mus Eleüorum SanguisJej'u , contre les Univerfalilles, in quarto ; Diatriba de juftitia di-vina; La doÜrine de la perfevérance des Saints contre Jean Goodwin , -in folio-, Vmdiciœ Evangelicce, contre les Sociniens, defenfes destémoignages de l’Ecriture fainte touchant la divinité ÿ la fatisfaÜionde Cbrift, imprimez enfemble avec une Réponfe aux Animadver-fions de M. Baxter ; Examen des remarques de Hugues Grotius,concernant la divinité & la fatisfadion de Jefus Chrill, contre H.Hammond; Pro Jacris Scripturis adverfus hujus temporis Fanaticos ,Exercitationes Apologeticce, in oEtavo ; De la divinité, de l’autori-té , de l’évidence & du pouvoir de l’Ecriture ; Défenfe de l’inté-grité & de la pureté du texte Hébreu & Grec; Confidérationsfur les Prolégomènes & l’Appendix à la dernière Bible Polyglotte,imprimez tous enfemble, contre le Doéteur Brian fValton ; Qso-ïxyxuivct TestoroluTtu., five de natura , ortu, progrejfu-& Jiudio ve-rte Tbeelogiœ , libri fox , in quarto ; (Ce livre a été réimprimé enHollande;) Exercitations fur l’Epitre aux Hébreux, in folio; LaVérité & l’Innocence défendues dans l’Explication d'un Difcoursconcernant la Police eccléfialtique, contre Samuel Parker ; Brié-vc explication & défenfe de la doctrine de la Trinité, in douze;Difcours touchant le Saint Flfprit, fon nom, fa nature, fa per-fonnalité, fa difpenfation, fon opération & fes effets, in folio;F.xercitation & explication des trois, quatre, & cinquième chapitresde l’Epltre aux Hébreux; La doctrine de la jultitication par la foi& la jultice imputée de Jefus Chrift, défendue, in quarto ; Quel’Eglife de Rome n’eft pas un guide afflué ; Continuation de l’Ex-plication de l’Epître aux Hébreux, favoir des fix, lcpt, huit,neuf, & dixiéme chapitres, in folio ; Diverfes defenfes des Noncon-formiltes accufez de Schifme , avec un grand nombre d’autrespièces. 11 étoit occupé à finir les Annotations fur la Bible, com-mencées par M. Polus. Il mouiut le 24 d’août 1683, à l’âge de<57 ans, à Eling près d'Afton, dans le Comté de Middlefex, & aété enterré dans le cimetière des Nonconformiltes, où il y a unmonument de pierre de taille élevé fur fon tombeau, avec une ta-ble de marbre, chargée d’une longue Infcription en Latin. Ontrouve dans les Ouvrages de cet Anglois beaucoup d’élévation,de fublimité de génie, des traits admirables de Morale, d’érudi-tion, de Politique, de Philofophie, de Jurifprudence, de Méde-cine & de Théologie * Diüion. Anglois.

OWEN (Jean) naquit à Armon dans le Comté de Caernar-van, & non à Oxford, fut éiévé au Collège à Wickham & reçuMembre du Collège nouveau à Oxford. En 1590, il reçut ledégré de Bachelier en Droit Civil & fut enfuite employé au Col-lège de Tryleigh près de Monmouth, & depuis dans celui deWarwick, que Henri VIII avoit fondé. Il étoit favant & excel-lent Poète. Ses Epigrammes font célébrés à caufe des penféesingénieufes & fatyriques qui y font en grand nombre. Il n’eftpas égal par tout, & il s’eft rendu jultice, lorsqu’il a dit au com-mencement de fon Ouvrage,

Qui legis ijla, tuam reprebendo, fi mea laudu:

Omnia, fiultitiam ; fi nibil, invidiam.

Il étoit pauvre mais le Doéteur Jean Williams, Evêque de Lin-coln, &fon proche parent, lui fit beaucoup de bien. Quoiqu’on

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faite généralement grand cas de fes Epigrammes, elles furentnéanmoins miles dans le Catalogue des livres défendus à caufe deces deux vers,

An Petrüs faerit Romct, fub Judice lis ejhSimonem Romce nemo fuijfe negat.

Un Catholique, oncle d'Owcn, l'effaça, à ce qu’on dit, defon tdtament pour la même raifon ; mais cela, dit M. de la Mon-naye , a toute la mine d’un conte , puisque, quand même cet On-cle n’eut jamais vu l’Epigramme, il n’eut pas pu ignorer quefon neveu étoit Cal vinifie , & le fachant, conferver quelquebonne volonté pour lui. Il mourut en 1622, & fut enterré dansl’Eglife de S. Paul à Londres, aux dépens du Doéteur Williams,qui fit élever à fa mémoire un monument orné de fon bulle debronze, couronné de laurier,

P arva tibi ftatua efi , quia parva fiatura , fupellcxPana, volât parvus magna per ora liber.

Sed non parvus bonos, non parva efi gloria, quippeIngenio baud quidquam efi majus in orbe tuo.

Parva domus texit, te-mplum fed grande : Poète*

Tum vere vitam, dum monuntur, ugunt.

On prétend que fon Recueil d’Epigrammes feroit plus eftimable,fi l’Auteur s’étoit plus attaché à l’élocution des Anciens, s’il avoitfuivi plus fcrupuleufeinent les loix de l’honnêteté qui s’accordentparfaitement avec le caraétére du Chrétien, & enfin s’il n’eûtporté trop loin, la plaifanterie en raillant le Clergé de l’EglifeRomaine. M Baillet efi ailé beaucoup plus loin contre Owen.Après avoir dit que quelques fautes de profodie ou de quantité ,ou contre la pureté de la Langue Latine, ne font que des fauteslégères, incapables d’oblcurcir tant de beautez & d’effacer tantde grâces répandues dans fes Epigrammes, il ajoûte, Il n’en efipas de meme des ordures dont elles font infectées en une infinité d'en-droits. On n’ofe toucher à la plupart de fes Epigrammes fans fe gâ-ter, elles font J'aie s au dernier point, £? il n’eft prefque pas pojjible deles lire fans fe noircir l'imagination. Vous diriez que ce Poète efi nidans l'obfctnité, (J que fon efprit y a pris fa trempe & fa teinture.Il triomphe fur l'infamie a’une ame abandonnée. On voit fa rate s’épa-nouir, & fon cœur fe répandre en des effujions de joye, quand il a trou-vé une pointe dans te ptebé d’autrui. Cet emportement donne lieuà M. de la Monnoye de faire laréflexion fuivante. A voirM. Pail-let Je déchaîner comme il fait contre le pauvre Owen, on diroit que ceferoit le plus criminel de tous les Poètes. Mais qu’on examine fes Epi-grammes les plus libres, on n’y trouvera que des riens en comparaij'ondes infamies de l’Arétin, du Franco, du Molza & du Bemia, aef-quelles Baillet n’a dit mot dans les articles de ces Auteurs, excolansculicem &glutiens camelum. Il parut en 1709, une TraduétionErançoife des Epigrammes de cet Auteur par N.... le Brun.On en a des Traduétions en Anglois & en Efpagnol. * Witte,in Diario Biogr. Diüion. Alletnand. Baillet, Jugemens des Savons ,&c. tome g. parties, p. 486. tÿ fuiv. n. 1387. édit, d’Amlterdam ,I 725 -

* O W E N (David) Théologien Anglois, elt Auteur d’un li-vre contre David Paræus, Théologien & Profeffeur à Heidel-berg. Ce dernier avoit publié à Francfort en 1608, un Commen-taire Latin de fa compofition fur l’Epître aux Romains. Dans cetOuvrage l’Auteur établiffoit quelques propofitions touchant laPuiffance Civile. Jacques I, Roi d’Angleterre fit condamner cette doétrine par l’Univerlité d’Oxford, brûler le livre de Paræuspar la main du Bourreau, & réfuter l’Ouvrage par David Owen,qui donna à fa réfutation le titre de Anti-Parceus , feu, Determi-natio de Jure Regio contra Davidem Parceum. * Baillet, Jugemensdes Savans, c Je. tome 6. partie î.p. 41. (ÿ 42. ». 128. édit. d’Am-Iterdam, 1725.

* OWEN (Jean) Chevalier, fut accufé avec plufieurs autresd’avoir porté les armes contre le Parlement, & fut obligé decomparoitre devant une nouvelle Cour dont Bradshaw fut faitPréûdent. Ce Chevalier ne répondit autre chofe devant fes Ju-ges , finon qu’il s’étoit cru obligé en confcience de fervir le Roi,félon fon ferment d’allégeance. Il fut condamné à mort avec lesautres, mais l’exécution fut fufpendue à fon égard, fur ce qu’é-tant du rang des Communes, il n’auroit pas dû être jugé par cet-te Cour, mais par une Cour ordinaire : ce qui lui fauva la vie.* M. de Rapin Thoyras, Hifl. étAnglerre, tome 9. I. 22. p. 5.& 7 -

* O W E N-R OE O NEALE, Seigneur Irlandois, com-mandoit en 1649 dans l’Ulfter ou l’Ultonie, dans le tems que leMarquis d’Ormond, Viceroi d’Irlande, luipropofala paix à certai-nes conditions; mais il rcfufa de l’accepter, fous prétexte qu’ellen’étoit pas allez avantageufe à la Religion Catholique. On em-ploya beaucoup de tems à tâcher de le gagner, fans pouvoir yréülfir. En 1650, il conclut un traité avec Monck l’un des Gé-néraux du Parlement qui avoit été autorifé par le Confeil d’Etat;mais le Parlement ayant refufé de le ratifier, parce qu’il étoittrop favorable aux Catholiques, Owen-Roe avoit traité avec leMarquis d’Ormond, & étoit fur le point de fe joindre à lui,lorsque la mort l’empêcha d’exécuter ce deffein. * M. de RapinThoyras, Hijl. d'Angleterre, tome 9. I. 22. p. n. 33. 6? 34.

OWEN-GLENDOR. Voyez G L E N D O R.

OWEN T U D O R. Voyez l’article d’Angleterre dans l’en-droit qui a pour titre, Suites des Rois d’Angleterre ilfus de la Mai-fon de Tudor.

O W E R R E, Royaume d’Afrique , fitué le long du fleu-ve , appellé Rin-Forcaro, qui coule à trente-fix lieues de celui deBénin , vers le Levant, en Latin Ovoerum Regnum. La ville oubourgade d’Owcrre, où le Roi demeure, elt à quarante lieues dela mer, fur les bords de cette rivière, qui la baigne d’un côté;

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