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6 (1740) Lettres M - O
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OUD. OUE. OVE.

Père Niçeron, Mémoires pour fervir à l’HiJl , des Hommes Illujlres,tome i. p. 285 fÿ Juiv. & tome 10. p. 48.

O U i) 1N E I' (Marc-Antoiue) naquit à Rfleims fur la fin del'année 1643, 11 étudia jufques en Rhétorique au Collège des Jé-luites de Rheims & y brilla. 11 alla enfuite à Paris, où il étudiala Philofophie & le Droit, fe fit recevoir Avocat & plaida avecfiuccès, De retour à Rheims, il s’appliqua à la plaidoirie où ilaquit beaucoup de réputation. Il fut fait Protelleur en Droitdans l’Univerfité de Rheims; & étant encore dans ce polie, M.Ramifiant, commis à la garde des Médailles du Cabinet du Roi ,l'engagea à venir partager ce foin avec lui. M. Oudinet, qui avoitpris, dès fa jeuneffe, du goût pour les Médailles avec M. Rainf-fiant, fon parent, quitta fa Profeffion de Droit 6c alla à Paris. M.Ramifiant étant mort quelques années après, M. Oudinet alla dansle moment porter les clefs du Cabinet à M. de Louvois, qui leslui rendit & lui procura l'agrément du Roi pour la même place,qu'il a remplie pendant vint-deux ans. 11 a fait des augmentationsçonfidérables à ce Cabinet & l’a mis en bon ordre. De Roi con-tent de fes foins ajouta cinq cens écus à fcs appointemens. 11 futnomme Atlocié de l’Académie des Infcriptions en 1701. 11 mou-rut le J2 janvier 1712. On a de lui quelques Dilfiertations, Surle nom de Médailles, qu’il fait venir de métal; Sur les Médaillésd'Athènes de Lacédémone ; Sur deux magnifiques agatbes du Cabi-

net du Roi ; Sur les trois Médaillés d’Hermontis, de Mendez &? deJotapé. pille elt dans les Mémoires de Littérature du Père Defmo-iets, tome 5. partie r, * Hifi. de YAcademie des Infcriptions-, tome3. Le Père Niceron, Mémoires pour fervir à l'Hiji. des Hommes lllu-Jires, tome 9. p. 257 &fuiv. (ÿ tome 10. p. 190.

OUDOCEUS, trqifiéme Evêque de Landaff dans le païsde Galles en Angleterre, floriffoit en 560. Dans cette année ilalfiembla un Synode compofé de fon Clergé & des Abbez de fondiocéle, & y excommunia folemnellement Mourice, Roi deGla-morgan, pour avoir tué Çynétus. Le Roi demeura deux ansexcommunié, mais enfin touché de remords il vint trouver Ou-doceus les larmes aux yeux, 6c lui demanda d’être admis à la paixde l’Eglife. Sur cela l’Evêque le mit en pénitence, lui faifantcomprendre, que pour faire réparation à Dieu & à l’Eglife, il é-toit obligé à beaucoup plus de pénitence, de prières, de jeûnes,êc d’œuvres de charité, que de coutume. Le Roi fe fournit vo-lontairement à tout. * Spelman, Concil. vol. 1. p. 62.

O U D O N ou O D O N, en Latin Uda, Odonus, petite ri-vière de Normandie, qui a fa fource un peu au deffus du villa-ge de Doude-Fontaine, ou, félon la Carte de Normandie parFred, deWït, Oude-Fontaine. Elle arrofe l’Abbaïe d’Aulnay,traverfc la ville de Caën, & fe jette dans l'Orne. * Baudrand.

O U E N ou OWEN,en Latin Audoenus ou Dado, fils d’unhomme de qualité nommé Audoaire, Référendaire du Roi Da-gobert I, fut Archevêque de Rouen, l’an 64Q. Il a gouvernéçette églife jufqu’en 683, en laquelle il mourut faintementàCii-chy près de Paris, le 24 août 689, qui étoit le 74 de fon âge.Son corps fut transféré l’an 693 , dans l’églife de faint Pierre deRouen, qui porte aujourd’hui fon nom, il avoit écrit, l’an <572,la Vie de S. Eloy, Evêque de Noyon, qui a été donnée parCa-nifius, & par Dom Luc d’Acheri, dans leurs collections. Suriusrapporte fous le 24. août, fa Vie écrite par un Auteur du temsde laint Oqen. Elle a été traduite en François par M. d’Andil-ly. * M. Du Pin, Bibliothèque des Auteurs Fccléjiajliques des J’ep-tiéme & huitième Jiécles, 2. édit, de Paris 1709. MabUlon, Annal.Ord. Bened. tome 1. p. 570.

* OVERALLUS (J ean ) un des Théologiens & des E-vêques les plus çonfidérables d’Angleterre, du tems de la ReineElifabeth & de Jaques I. Il fut d’abord Profeffeur en Théologieà Cambridge; enfuite, peu de tems avant que la Reine mourût,elle le nomma Doyen de S. Paul à Londres. Dans le commen-cement du régne de Jaques I, il fut Orateur de ia Chambre Baf-fe du Synode provincial de Cantorbéry, dans lequel les cérémo-nies 6c les rites de l’Eglife dévoient être réglez félon la parole deDieu, & fur le modèle de l’Antiquité Chrétienne.. En 1614,il fut nommé à l’Evêché de Coventry & Lichfield , dans le-quel il demeura pendant quatre ans, jufques à ce qu’il fut nomméà celui de Nonvich, dont il ne jouît pas longtems,' puisqu'il mou-rut en 1619. A une grande érudition dans la Théologie il joignitune modération exemplaire. Dans le tems des Controverfes fur laPrédcilination & fur le Libre Arbitre, il manifeita un fentiment par-ticulier qui tenoit le milieu entre les Remontrans & les Contre-Reinontrans. Cependant ce fentiment approchoit plus de celuides premiers. Quoiqu’il n’approuvàt pas le fentiment de S. Au-guftin fur l’efficace irréfiflible de la Grâce, il difoit pourtant qu’ilpouvoit être toléré ; mais il rejettoit abfolument d'un côté les fen-timens de ceux qui étendent fi fort les bornes de la liberté del'homme, qu’ils ne laiffent aucun lieu à l’opération divine ; & del’autre, les fentimens de ceux qui s’appuyant fur le Décret divin& fur l’efficace de la Grâce, enfeignent en même tems que cettegrâce ne s’accorde qu’aux Elus. Il foutenoit que ce fentimentanéantifibit l’univerfalitè de la Grâce fuffifante, & introduifoit desdoctrines oppofées à l’Ecriture Sainte & à la nature de l’homme.Il fe donna beaucoup de peine par fes lettres pour accorder lesControverfes de Hollande fur les cinq articles. Jean Gérard Vof-fius & Hugues Grotius étoient fort de fes amis. Il étoit mêmechagrin de ce que l’amour de la paix, & les projets de ce dernier,étoient fi mal interprétez. On trouve quelques unes de fes épî-tres dans la Collection qui a pour titre Epiftolæ Prœfiantium Viro-rum. * Di£t. Allemand de Bâle.

O V E R B O R R O W. Voyez BORROW,

* OVERBURY (Thomas) fils de Nicolas Overbury, Ju-ge des frontières en Angleterre, naquit à Bofton dans le Comtéde Glocefter, & fut élevé à Oxford. 11 réiiffit parfaitement dansles Sciences, & eut fur tout des talens extraordinaires pour l’élo-quence , tant en profe qu'en vers, comme cela parait par fes Ou-

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vrages, Pour çe qui eft de la Roëfie, il étoit un de ceux qui I edillinguoient le plus dans toute la nation. Il fut fort clans lesbonnes grâces du Vicomte de Rocheiler, & depuis Comte deSommerfet. Overbury fe vit privé de la faveur de ce Seigneur,parce qu’il luidéçonfeilla le commerce, éfi ençore plus le mariageavec Irançoile Howard, époufie du Comte d’Ellex, qui s étoitfait féparer de fon premier époux, dans la vue de ce mariage avecle Comte de Sommerfet. Celui-ci eut la foibleifie de communi-quer les avis d’Overbury à la Howard, qui depuis cela ne rcfpiraque haine & vengeance, 6c fit tant que Sommerfet par une lachçingratitude, confentit à la mort du plus fincére de les ami».•Quelque tems après, Jacques 1 voulut envoyer Overbury en Mo-lcovie avec le caractère d’Ambalfiadeur ; mais fes faux, amis luiperfuadérent de refufer cet emploi, qui, à ce qu’ils difoient, névaloir pas mieux que la mort. Us ajoûtoient, qu’il étoit plusaifé de palier quelques jours à la Tour de Londres, que pluliôursmois fur un vailfieau pour arriver enfin chez un peuple li peuci-vilifé. Enfin on lui difoit que dans peu on auroit appaifé le Roià fon égard. Pendant que le pauvre Overbury, étoit à la Tour,on n’épargna rien pour taire énvifager au Roi le refus de cet em 7ploi, comme un mépris inexcufable. Bref, lès ennemis n'eurentpoint de repos, qu'ils n’eulfient avancé fia mort : ce qui leurréüflit, puisqu'ils le firent mourir de poifon en 1615. Une aulligrande perfidie ne put demeurer cachée. Elle éclata, 6t il en coû-ta la tête à quelques uns, & à d’autres leurs emplois. Le Comtede Sommerfet & Françoilè Howard qui s’étoient mariez enfemble,furent condamnez à là mort, comme les premiers auteurs de celled’Overbury. Ils obtinrent cependant leur grâce, après avoir de-meuré en prifon, pendant très-longtems. * FulleL Larrey. Ra-pin-Thoyras. JJitt. Allemand de Bàle.

O V E R F L A K E' E, ifle du Comté de Hollande, à l’entréedu Golfe appellé Bies-Bos, aux confins de la Zélande & du Bra-bant , & au midi d’un grand banc de fable, qu’on appelle Flakee ,d’où elle a pris fon nom, qui fignifie au delà de Ftakee. 11 n’y àpoint de ville dans cette ifle, 6c Sommerdick en elt le lieu princi-pal. * Maty, Diü. Céogr.

OVER 1 SSEL ou TRANSISALANE, en LatinTranfifalania, l’une des Provinces-Unies desPaïs-Bas, eft ainfi ap-pellée, à caufe de fa fituation au delà de Biffe!, où le Rhin com-munique une partie de fes eaux, par le moyen du canal de Dru-fus. Elle elt entre la Frife, le païs de Gueldre, la Weitphalie,& le Zuiderzée, avec le fleuve d’ilfel gui la fépare du Véiau, &elt divifée ordinairement en trois jurilcliéftions ou contrées, quifont, de Drente, de Sallant & de Twente. Ses principales yillesfont, Déventer, Zwol, Campen, Coëvorden, Oldenzcel, Haf-felt, Steenwick, Blockzyl, Vollenhoven, êcc. Ce païs âppar-tenoit autrefois depuis l'an 1046 , aux Evêques d’Utrecht ; ScHenri de Bavière en céda le droit à l’Empereur Charles-CLmc,l’an 1527, * Pontus Heuterus, de Reb. Belg. jitnius. Guichar-

din, &c.

OVERPALEN. Voyez OBERPALEN.

ÔUESSAN T ,„c’cft à dire, les Sables du Coudant, petiteifle de France, fituée à trois lieues de la côte occidentale dé Bre-tagne, à l’endroit, où elle commence à tourner vers le nord.Elle n’a que trois lieues de circuit, quelques villages & un châ-teau pour leur défenfe. On voit entre cette ifle 6c -la côte de Bre-tagne plufieurs autres petites illes, qu’on appelle en générai lesJJles d'Ouefjant. * Maty, Dict. Gcogr.

OUEST, la partie de la terre où le foleil paroit fe coucherpar rapport à fes différens Habitans, & à fes 'diverfes contrées.Ce mot lignifie aufli le vent qui fouffle du Couchant, 6c qui eftl’un des quatre vents primitifs ou cardinaux. Le vent du Cou.chant d'hiver s’appelle Jud-ouefi; 6c celui d’été, nord-out.fi-, Entrele nord 6c le nora-ouefi eft le nord-nord-ouefi ; 6c entre 1 ’ouefi 6c lenord-ouefi elt ïouefi-nord-ouefi. Entre le Jud & le Jud-ouefi elt lefudfud-ouefi ; 6c entre Youeji 6c le jud-ouefi eft Youejt-Jud-ouefi. Ily a encore plufieurs autres vents dans la dénomination defquelsentre le mot d 'ouejt. On peut les voir diflin&ement dans lès ro-fes des vents ou bouflblès, où l'on marque trente deux ventsdifférens avec la manière de les nommer.

O U E S T - M E A T H , Comté d’Irlande. Il a Eft-Meathà l’eft; le Shannon, qui le fépare de Rofcommon dans la pro rvince de Connaught, 6c Longford à l’oueft; Caval dans la provin-ce d’Ulfter ou Ultonie au nord , 6c le Comté du Roi au fud. Ila 40 milles de long 6c 20 de large. On le dlvife en onze Baron-nies. Les principales villes de ce Comté font Foore, Molingar,Ballimore 6c Killbegan, * Etat de la Grande Bretagne fous GeorgeII, tome 3. p. 45.

OUGHTRRD (Guillaume) naquit à Eaton en Angleter-re, environ l’an 1573, 6c fut élevé dans l’Ecole de cette ville. IIparle lui même dans une efpéce de Lettre apologétique qu’il écri-vit , de la vie pauvre, laborieufe, 6c pénible qu’il mena au com-mencement. De là il fut reçu dans un des Collèges de Cambrid-ge , dont il fut Membre onze ou douze ans. 11 employoit auxMathématiques le tems qu’il pouvoit dérober aux études Acadé-miques , 6: par fes exhortations, fon fecours , & fes inftru-ftions, il porta plufieurs perfonnes à s’appliquer à ces Sciencesfi utiles 6c fi fûres. Il fut fait Prêtre par le Dofteur Bilfon Evê-que de Winchefter, 6c eut un Bénéfice à Adelbury , près deGuilford dans le Comté de Surrey. Il le pofféda plufieurs an-nées , 6c on fuppofe qu’il y mourut, 6c y fut enterré, Pour fondivertiffement, il s’occupa à diverfes fortes d’études, comme ilparoit par fes Ouvrages ôc par fes Manufcrits. Il étudia la Mé-decine, la Chymie, &c. vécut 87 ans, 6c mourut vers le com-mencement de mai de l’année 1660. 11 avoit tellement été atta-ché au parti de Charles 1, 6c de Charles II, que quand il appritl’acte paffé le premier de mai de cette année, pour ie rappel dece dernier Prince, il en eut tant de joye qu’il en mourut fubite,ment. Ç’efi ce que rapporte M. Wallis dans fon traité d’Algér