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Ottocare & foii armée, & le tua lui-même l’an 1278* * ÆncasSylvius, Hiftor. Bobem. Bonfinius, Decade 2. I. 8.
OTïOMA N. Voyez OSMAN.
O T T O N. Cherchez O T H O N.
* OTTOZIZ ou O T T O S Cl H A T Z, fortereffe deCroatie, à l’elt de Zeng ou Segna, dont elle eft éloignée dequa-
.tre à cinq lieues. Il y a toujours une garnifon d’impériaux,payée par les Etats de Carniole. Aux environs de cette place,les hommes font fi peu de cas de leurs femmes, qu’ils n’en par-lent qu'avec le dernier mépris. * Gr. Ditïi Univ. Holl. Vafva-lor, Ehre des H. C. p. 93.
* O T T W A Y {N. . .) Poè'te Anglois, qui vivoit vers lafin du XVII fiécle, a écrit un nombre confrcférable de piècesde théâtre, dont deux, favoir l’Orphelin & Venife préfervée , fontfort ellimées. Ce n’eft pas un Poëte du premier génie ; maispeut-être auroit-il été plus loin, fi fes débauches ne l’euffent pastué à l’âge de 35 ans. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
OTTWEILLER, Seigneurie dans les pars réunis deLorraine. Divers hommages rendus par ceux qui l’ont polTédée,entre autres par Burchard, Seigneur de Gérolzeck, qui fe dé-clare homme-lige de Henri, Evêque de Metz, par Acte du 25d’août 1320, juliifient que c’elt un ancien fief de cet Evêché. Ileft entre le Bailliage de Deux-Ponts & l’Abbaïe de Saint-Vendel,& e(t venu par fucceflion aux Comtes de Naffau-Sarbruck. Guil-laume-Louïs de la branche de Sarbruck l’eut en partage, & dansla divifion qu’il fit de fes biens en mourant, la Seigneurie d’Ott-weiller échut à Jean-Louis, le fécond de fes fils, avec fes appar-tenances. Celui-ci fut obligé par Arrêt-de la Chambre royale deMetz du onzième juillet 1630, d’en faire les reprifes de l’églifede Metz. * Audiffret, Géogr. Ane. cf Mod. tome 2. Th. Cor-neille, DiÜ. Géogr.
OVA. OUB. OUC. OUD. OUE. OVE. O VI. OUK.
O VATION, petit Triomphe que les Romains accordoientaux Généraux de leurs armées, lorsque la viétoire n’étoitpas confidérable, ou que la guerre n’avoitpas été déclarée fui-vant les loix. Celui qui triomphoit ainfi, entroit à pié dans Ro-me, ou à cheval, félon le fentiment de quelques Hiitoriens. Ilportoit une couronne de myrthe , qui étoit un arbre dédié à Vé-nus: c’elt pourquoi Marcus Craffus ayant obtenu l’Ovation, priainftamment le Sénat, que par grâce on lui permît de porter unecouronne de laurier. Le Triomphant faifoit fon entrée au fondes flûtes, & non pas des trompettes ; & ne portoit point de ro-be brodée, comme celui qui recevoit l’honneur du grand Triom-phe : il étoit accompagné des Sénateurs, & fuivi de fon armée.On appelloit ce petit Triomphe Ovation ; parce qu’étant arrivé auCapitole, on immoloit une brebis, qui fe nomme en Latin ovis:au lieu que dans le grand Triomphe on facrifioit un taureau. Lepremier qui triompha de cette manière, fut P. Pofihumius Tu-bertus, Confui, l’an 250 de la fondation de Rome, & 504 avantJ. C. après avoir défait les Sabins. Voyez TRIOMPHE.* Denys d’HaÜcarnaffe, IliJl. Rom. I. 5. Rofin, Antiq.Rom.l.10. c. 28.
OUBLIETTE,- lieu dans de certaines priions en France,oii l’on mettoit autrefois ceux qui étoient condamnez à une pri-lon perpétuelle. On l’appelloit ainfi, à caufe que ceux qu’on yenfermoit ne parodiant plus, étoient entièrement oubliez. Hu-gues Aubriot, Prévôt de Paris, y fut condamné. Bonfons par-lant de cette condamnation, dans fes Antiquitez de Paris , ditqu'il fut prêché & mitré publiquement au parvis de Notre-Dame ;& qu’après cela il fut condamné à être en l’oubliette au pain & àl’eau.
O U C Iî E, le païs cPOuche , en- Latin Uticenfis Traüus , pe-tite contrée de Normandie, à l’occident de la rivière d’Iton &de la ville d’Iîvreux, comprend la ville & territoire de Couches,la forêt nommée à'Oucbe , & s’étend jufqu’aux fources de la ri-vière de Carentone. * Baudrand.-O U C II E (André) Voyez SACCHLOU C H E, rivière de France. Cherchez O U S C H E.
O U C 1 U (Gad de) Polonois, entra dans l’Ordre de faintDominique, & vint en France faire fes études dans le Collègede faint Jacques à Paris. Il y apprit fi bien la Langue Françoife,qu’il fe rendit capable de traduire le Traité de Boëce de la Con-folation , à la prière d’une Dame. Ce n’elt que par cette Tradu-ction qu'il eft connu, On y trouve fon nom, fa patrie, fa pro-fcilion, & qu’il la fit l’aa- 1336. On la garde dans la bibliothè-que de M. de Seignelay. * Echard, Script. Ord. FF. Prtsd. to-me 1.
O U D A R D , Seigneur de Biez. Voyez B I E Z.
* OUD ART (Nicolas) de Bruxelles, Chanoine & Offi-cial de Malines, réùffiffoit allez bien dans la Poëfie, & l’on envoit plufieurs pièces adrclTées à fes amis. Il a publié EpbemeridesEccleftajlkœ feu Fafti Sacri. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 695.
O U D E A U (Frapçoife) Religieufe du monaftéfe de Poiffy,de l’Ordre de faint Dominique r célébré par fon efprit & par fapiété, traduifît de Latin en François les Sermons de faint Ber-nard , fur le Cantique des Cantiques , & mourut l’an 1644.Le Père Hilarion de Code, Religieux Minime, en fait mentiondans les Eloges des Dames IlluJlres.
* O U D E G E R S T (Pierre) de Lille, Doéteur en DroitCivil & Canon, a publié en François les Annales de Flandre,qui finiflTent à la mort de Charles le Hardi. * Valére André,Bibliotb. Belgica , p. 752..
OUDEKERK. Voyez OUWERKERK.OUDENARDE, Aldenarda, ville du Païs-Bas en Flan-dre, eft fituée fur l’Efcaut,. entre Gand & Tournay. C’elt uneville forte & marchande, & fameufe par les tapifferies qu’on yfait. Grammaye, & d’autres prétendent que les coinmencemens
OUD.
d’Oudcnarde tiennent d’une fortereffe bâtie par les Huns fur ï’El--feaut l’an 411. Cela ne fe prouve pas facilement.. Cette villafut prife par les François l’an 1658, & fut rendue aux Efpagnolspar la paix des Pyrénées. Mais depuis, ayant été reprife par leRoi en la campagne de 1667, elle lui relia par la paix d’Aix-la-Chapelle, & il la rendit encore par la paix de Nimégue, l’an 1678.Dans l’année 1708, le onzième juillet, les Alliez remportèrentla viétoire fur les François, près de la ville d’Oudenarde.
♦OUDENBOURG, petite ville des Païs-Bas Autrichiensdans le Comté de Flandre, au fud-eft d’Oltende, dont elle elt é->loignée d’une lieue & demie.
OUDEWATER, c’eft à dire, vieille eau , petite villedes Provinces-Unies, dans le Comté de Hollande fur le petit lf-fel, entre Goude & Utrecht, à deux lieues de la première & àtrois de la dernière. * Maty, Di£t. Géogr.
OUDEWATER (Jean van) Voyez PALEONYDO-RE.
OUDIN (Céfar) Sécretaire & Interprète des Langues é-trangéres, fils de Nicolas Oudin, Grand Prévôt de Baffigny,fut élevé à la Co«r du Roi Henri le Grand, lors même qu’il n’é-toit encore que Roi de Navarre. Ce Prince l’employa en diverfcsnégociations importantes, en Allemagne & ailleurs, fe fervit delui pendant les guerres civiles, & lui donna la charge de Sécretai-re & d’interprète des Langues étrangères, par lettres du onzièmefévrier 1597. H publia des Traduétions, des Grammaires, desDictionnaires, pour les Langues Italienne & Efpagnole, & mourutle premier ifoétobre 1625.
Antoine Oudin, l’aîné de fes fils T eut la même charge d’In-terpréte des Langues étrangères, & fit divers Ouvrages. Le RoiLouis XIII l’envoya en Italie, où il demeura affez longtems, tan-tôt à la Cour de Savoye, & tantôt à Rome, où le Pape UrbainVIII fe faifoit un grand plaifir de s’entretenir avec lui. A fon re-tour en France, il s’aquit la bienveillance de plufieurs perfonnesde qualité; & fut choifipar le Roi Louis XIV, l’an 16s 1 , pourlui enfcigner la Langue Italienne. Il mourut le 21 février 1653-* Lettres de Bayle.
OUDIN (Cafimif) étoit d’une famille originaire de Rheiins.Il naquit à Méziéres fur la Meufe le onzième lévrier 1638. Sonpère étoit Tifferand, & vouloit lui apprendre fon métier, maisfon goût le portoit à l’étudo, & il s’y appliqua malgré fes parens.Apres avoir fait fa Rhétorique, il fe retira en 1656, chez lesPrémontrez & fit fon Noviciat dans l’Abbaïe de S. Paul de Ver-dun, & deux ans après, il fit profeffion le onzième novembre1658. Il fut enlùite envoyé en France pour y étudier en Philo-fophie & en Théologie, & y demeura pendant quatre ans. Il s’ap-pliqua après à l’Ililtoirc Eccléfialtique, qui étoit fon étude favori-te. Après avoir paffé une vintaine d’années, comme caché parmiceux de fon Ordre, il eut une occafion de fe faire connoître. Ses;Supérieurs l’ayant envoyé en 1678, dans PAbbaïe dfe Boucilly enChampagne, Louïs XIV paffa par. cet endroit le premier mars1680, & s’arrêta à l’Abbaïe pour y dîner. Comme aucun des Re-ligieux n’ofoit s’approcher du Roi pour le complimenter & pourfaire les honneurs de laMaifon , le Père Oudin fe chargea de cetteconnniffion, & s’en aquitta fi bien que le Roi & toute la Cour fu-rent extrêmement furpris de trouver dans un lieu fi fauvage & fifolitaire, un homme qui eut tant d’efprit, & le Roi fut fi contentde la réception qu’on lui avoit faite, qu’il fit donner cinquanteLouïs d’or pour l’Abbaïe.
Le Père Oudin s’étant fait connoître par là, Michel Colbert,Chef & Réformateur Général de l’Ordre de Prémontré, l’envoyaen 1681, pour faire la vifite de toutes les Abbaïes & Eglifes del’Ordre, & pour tirer des Archives tout ce qui pourroit fervir àfon Hiltoire. 11 fut donc dans tous les Monaltéres des Païs-Bas &revint en France avec un grand nombre de pièces. En 1682, ilalla faire les mêmes recherches en Lorraine, en Bourgogne & enAlface. En 1683, il fut envoyé à Paris, où il lia amitié avec lesBénédictins de la Congrégation de S. Maur & avec divers autresSavans. Pendant fonlèjour à Paris, il s’occupa à raffembler tousles Ouvrages des anciens Moines de Lérins, qui avoient été éle-vez à PEpilcoput.. Ce recueil étoit prêt à paraître lorsqu’une ma-ladie fâcheufe, qui kii furvint, & qui le tourmenta pendant dixmois-, en empêcha l’impreffion. 11 publia en 1688, un fupplémentdes Auteurs Eccléfialtiques omis par Bcllarmin, Ouvrage qui luifit beaucoup d’honneur. Il quitta la France en 1690, & alla àLeyde, où il embraffa la Religion Réformée, & où il fut faitSous-Bibliothécaire de l’Univcrfité. Il y a vécu jufqu’à fa mortarrivée au mois de feptembre 1717, dans la 79-année de fon âge.Ses Ouvrages font, Supplementum de Scriptoribus vel feriptis eccle-fiajlicisa Bellarmino omiffis ad annum 1460, vel ad Artem Typogra-pbicam inventam ; Veterum. aliquot Gallia e? Belgii Scriptorura Opu-fcula faera nimqustm édita, jam vero e Mamifcriptis BibliotbecarumGallice in lucem prodeuntia ; Trias Di(fertationum Criticarum ; Com-mentarius de Scriptoribus Ecclefice antiquis, iüorumque feriptis adbucexftantibus in celebrmibus Europce bibliotbeeis, a Bellarmino, Poffe-vino , Pbil. Labbceo, Chili. Cavcea , Lud. Ellia Dupin & aliis omif-fis. L’Auteur avoue dans La Préface de cet Ouvrage qu’il avoitcommis beaucoup de fautes dans le fupplément de Bcllarmin,dont on l’avertit , ou dont il s’apperçut lui même. Il entrepritdepuis de compofer un Corps complet, autant qu’il ferait poffi-ble, & fit pour cela des Differtations particulières fur les Ouvra-ges de divers Auteurs Eccléfialtiques. C’eft ce qui compofe cetOuvrage ; mais M. le Clerc prétend que l’Auteur ne favoit pasaffez de Grec ni de Latin, pour entendre les Ouvrages fur les-quels il a travaillé. 11 eft vrai que tes Differtations font le plusfouvent tirées d’ailleurs, mais il ne laiffe pas d'y avoir bien desfautes, fans celles de t'impreffion-qui font en fort grand nombre.Aàa Beati Lucœ Abbatis Cuifjiacenjis; Le Prémontré défroqué; E-piftola de ratione fîudiorum fmrim. * Nouvelles Littér. du 12 mars1718. Nova Litteraria Lipjienjia divulgataidibus Janmrii 1718- Le