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6 (1740) Lettres M - O
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OTL. OTM.OTO OTR.OTT.

Comté d’Yorck , dans le Canton nommé Skiracb fur la rivière deWharfe. 11 n’a rien de remarquable qu’un grand & effroyable ro-cher au dellbus duquel il elt lituë. *. Diction. Anglois.

U l'LON ou O T H O L O N, Moine de Fulde , qui vi-voit fur la fin du dixiéme fiécle, compofa la Vie de S. Pyriaiin,& quelques autres rapportées par Canifius , in Antiq. Lee,t. parSurius, (X par Chriftop.nle Brower. * Conjultez \ ollius, de Iliji.Lat. I. 2.

O T M A R S, O T M A R S S E N , village avec Abbaïe,dans la Haute Alface, près du Rhin, à deux ou trois lieues deNewembourg, vers le Couchant. On croit que ce village etl unancien lieu des Triboces, nommé Stabulte, ad Stabula. * Maty,Dict. Géogr.

O T M A R S U M. Voyez OOTMARSEN.

O T O M 1 S, peuples de l’Amérique fcptentrionale, habi-tent la province de Ailotépéque. Cette nation elt d’un efpritpefant & mauvais, peu courageufe & difficile àinftruire fur quoique ce foit, à caul'e de fon langage bref & rude. Ils fupportentle travail plus qu’aucune nation voifine. La province de Xiloté-péque elt féparée des villages de Méchoacan vers le nord-oueft,& jouît d’un air fort tempéré. Il y a plufieurs bourgs & grandsvillages. Au nord de cette contrée elt iituée une fort belle bour-gade, appellée Tuki. Ceux qui l’habitent, fe fervent de laméme Langue que les Ototnis, & s’addonnent avec foin à la cultu-re de la terre. * Laët, Defcr. des Indes Occid. I. $. c. 5. Th.Corneille, Ditt. Géogr.

O T R A N T E, ville d’Italie dans le Royaume de Naples, adonné fon nom aune province. C’elt la Terre d’Otrante, quielt une prefqu'ille environnée des Mers Adriatique & ionienne.On dit qu’elle elt fujette au dégât des fauterelles, qui font man-gées ou chaffées par certains oifeaux particuliers au païs. Cet-te province a été fouvent pillée par les courfes des Pirates, &particuliérement par les Sarafins, à qui les Grecs & les Normandsfirent la guerre. Les Turcs y ont fait auili quelquefois defeente,& s’y font même arrêtez. Otrante a été autrefois capitale dupaïs; mais aujourd'hui c’elt Lecce, Aletium. Les autres villesfont, Alelfano, Brindes ouBrindifi, Gallipoli, Caltellaneta, Ta-xante, Nardo, Oftuni, Matéra & Oria. La ville d’Otrante, queles Auteurs Latins appellent Hydruntum ou Hydrus, a un Arche-vêché , avec un port fameux pour la Grèce. Elle fut pillée parles Turcs, Tan 1480: aujourd’hui elle elt défendue par un châ-teau fur un rocher. Pierre-Antoine de Capoue, Archevêque decette ville, y célébra un Concile provincial, Tan 1567- Anto-nio de Eerrariis fit en Latin l’Hiltoire de la prife d’Otrante par lesTurcs-, & Michaële Martiano la mit en Italien, l’an 1612. *

Conjultez auffi Scipione Mazella, qui a fait une Description duRoyaume de Naples. Léandre Alberti , Defcript. Ital. Sum-ïionte.

O T R A R, ville du Turqueltan , qu’on a nommée autrefoisFarab & Fariah. Elle eft fituée au 88 degré 30 minutes de lon-gitude & au 49 de latitude. Cette ville eit arrofée par la rivière deSchafch, & peu éloignée de celle de Balalfagoun. MohammedCothbeddin-Khouarefm-Schah prit cette ville vers Tan 610 del’hégire , dans le tems qu’elle paffoit pour la capitale de tout leTurqueltan, & ce fut la prife de cette place, qui lui attira lacruelle guerre que Genghizkan & fes Mogols lui firent. *D’Her-belot, Bibliotb. Orient. Th. Corneille, Dict. Géogr.

* O T R E I ü S, Evêque de Méliténe en Arménie, Tan 380.Il eft parlé de lui dans le Code Théodofien, & dans quelquesAuteurs contemporains. * Jacobi Gothofredi ProJ'opogr. Cod.TbeodoJ.

O T R I C O LI, petite ville de l’Etat de TEglife en Italie,dans le Duché de Spoléte, entre Narni & Citta Caltellana, eftfur une petite montagne à demi-lieue du Tibre, où eft fitué levillage nommé Civita d’Ocria, qui eft proprement l’ancienne vil-le épifcopale, que Ton appelloit Ocriculum, Otriculum, Otriculi& Utriculum. * Maly, Ditt. Géogr.

O T R O P E I A. Voyez D E'M E'T R I U S GRISKAü T R O P O J A.

OTT (Jean-Henri) Théologien de Zurich, naquit en 1617.Son père qui étoit Miniftre à la campagne mit ce fils en penfionà Zurich auprès du célébré Breitinger, qui aida beaucoup de fesconfeils le jeune Ott. En 1636, rl fut envoyé à Laufanne poury continuer fes études. Quelque tems après il alla à Genève &a Groningue avec Hottinger & y fit d’excellens progrès fous Go-marus & Alting. Il palfa de là à Leyde & à Amfterdam, où ils’appliqua au Rabbinage & aux Langues Orientales pendant cinqans. Après cela il fit un tour en Angleterre & en France, & re-tourna dans fa patrie où on lui confia la Cure de Dietlickon,dans laquelle il demeura pendant 25 ans. En 1651, il fut nom-mé Profetfeur en Eloquence ; en 1655, en Hébreu; & en 1668,en Hiftoire Eccléfiaftique. Il mourut en 1682, & avoit été encommerce de lettres avec plufieurs Savans. Voici la lifte de fesOuvrages, Franco-Gallia ; Oratio de cauja Janfenitica; Quæjtio an

quando Petrus fuerit Rome, La grandeur de i’EgliJë Romaine, enLatin avec des Remarques ; Q’vo/azToKoyixfeu nomma hominum pro-pria ; Annales Anabaptiflici ; Examinis perpetui in Annales CæjarisBaronii Centuries très ; Vindicite bujus TraQatus adverjus AbbatemReding; Oratio in commendationem Jiudii Hebraïci ; De Refurreâio-ne ; Baronii examinis continuatio ad XIIIJeculumufque ; De Magialicita Sf illicita ; De Alpbabetis & rationeJcribendi omnium nationum;Univerfa Poëfis pbilologice traüata, £?c. * Diction. Allemand dePâle.

OTT ÇJean-Batifte) fils du précédent, naquit en 1661. Il futd’abord Diacre à Stein, puis Pafteur àZollicken. En 1702, ilfut nommé Profeffeur en Hébreu à Zurich; & en 171s , Archi-diacre de la cathédrale de cette ville. Etant fort verfé dans laPhilologie, dans l’Hiftoire , & dans la Théologie & fur tout dansles Antiquitez, il a donné des preuves de fon érudition dans les

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Ouvrages qu’il a publiez, & dont voici la lifte, Dijfertatio de Votis;Epîjlola de nummis Samaritains ad Adrianum Relandunii Traité desVeijions manujerites & imprimées de la Bible qui ont été faites avantla Réformation, en Allemand; Jugement Jur quelques Antiquitéstrouvées à Kiotben en 1724, en Allemand; Editio Scriptorum poji-bumorum parentis in Annales Baronii. * Dictionnaire Allemand deBile.

* OTTENETTE ou AUTONNE, petite rivièrede France, dans l’Ille de France, prend fa fource dans le Valois,coule d’abord du fud au nord, puis de Teit à l’oueft, & fe dé-charge dans l’Oife, un peu au dcifus de Verberies.

OTTENWALfi, ou Forêt d’Otton, païs d’Allemagne ,qui fait partie de la Forêt Tlercynie. Il aboutit du côté du nordau Mein & au YVetterau, du Couchant au G.erau & au PaUtinat;du midi au même Palatinat & à la rivière du Neckre, & du Le-vant il s’avance julqu’à la rivière du Tauber. Le Comté deLœwenftein eft de cette province qui a différens Seigneurs. L’Ar-chevêque de Mayence y polféde les villes de Mudoch, de Kin •ten, de Buchen & d’Amorbach, avec quelques autres places.Les Echanfons d’Erpach y font maîtres des villes d'Erpach & deMichelftat, & de plufieurs châteaux & villages; & les Comtes deHohenloe y tiennent la ville d’Origen, & tout le païs qui eftauprès du Tauber. L’Ottenwald eft fort couvert de forêts & apeu de pins, mais beaucoup de hêtres & de chênes. Proche deBergrafF ce païs eft très-fertile & produit beaucoup de vin. * Da-vity, Ottenwald. Th. Corneille, DiÜ. Géogr.

O T T I N G. Voyez O E T I N G.

O T T I N G E N. Voyez O E T I N G E N,

O TT O BONI (Jean-François) Grand-Chancelier de Ve-nife, né d'une famille ancienne, mais de Citadins, dans le XVIfiécle, lavoit le Droit, les Belles Lettres & les Langues, parti-culiérement la Gréque & THébraïque. Il fut nommé Tan 1559 »Grand-Chancelier de Venife; & mourut Tan 1575. Le’onardO ttoboni foutint dans le même tems la réputation de fa famille.IF eut ordre d'accompagner les Ainbaffadeurs de la Républiqueau Concile de Trente, où il fit un Journal très-fidéle de tout cequi s’y paffoit. Depuis il fervit encore la République en Efpa-gne, en Allemagne, en Portugal & ailleurs, fut élu SéçretaireduConfeil des Dix, puis Grand-Chancelier Tan 1620, & mourutfort âgé le 13 novembre 1630. Marc Ottoboni fervit la Républi-que pendant 60 ans , en France, en Allemagne, en Efpagne ^ enAngleterre & en Pologne. Il travailla à accorder le Duc de Fer-rare avec le Pape Clément Vill, & Tan 1607 & 1608 à l’accom-modement de la République de Venife avec le Pape Paul V.Son mérite l’éleva enfin à la charge de Grand-Chancelier, l’an1639, & on lui permit de l’exercer le refte de fa vie, quoiqu’ilfe fût fait aggréger dans le Corps de la Nobleffe, moyennant unegroffe fomme. Un de fes fils, Pierre Ottoboni, fut fait Cardi-nal par le Pape Innocent X, Tan 1652, & devint Pape fous lenom d 'Alexandre VIII. Voyez ALEXANDRE. La Répu-plique de Venife aggrégea fes deux neveux au Collège des No-bles: l’un fut Antoine , qui fut Procurateur de S. Marc, & Gé-néral de la fainte Eglife , charge qu’il remit après la mort de fononcle, & mourut le 19 février 1720, ayant eu de N. . . morteen novembre 1713, Pierre Ottoboni, né le cinquième juillet1667, qui fut fait Cardinal le feptiéme novembre 1689, parlePape Alexandre VIII, fon grand oncle , quoiqu’il n’eût que 22ans. Il fut Vice-Chancelier de TEglife & Séçretaire d’Etat. LeRoi Louis XIV le nomma en août 1709, ProtecTeur des affairesde France, dont il ne fit les fondions qu’à la fin de Tan 1711,les Vénitiens s’y étant toûjours oppofez. Ce Monarque lui don-na en 1713, les Abbaïes de Marchiennes & de Monticrander, &en 1716, celle de S. Paul de Verdun. L’autre neveu du PapeAlexandre VIII, fut Marc Ottoboni, Prince de Piano, que fononcle fit Général des galères de l’Etat Eccléfiaftique, & Gouver-neur du Château-Saint-Ange. Il époufa 1. le premier octobre1690, Ifabelle-Colonna Altiéri, morte le 25 avril 1714: 2, le hui-tième feptembre de la même année Julie Boncompagnon , fille deGrégoire, Prince de Piombino, * Thomafmi, m Elog. DoSt. Vir.partie 2.

OTTOCARE I, Roi de Bohême, fut couronné en 1199,par l’Empereur Philippe , de qui il avoit vigoureufement foutenules intérêts. Mais l’ayant enfuite offenfé par fon divorce, l’Em-pereur le priva de la Couronne, & l’obligea de prendre le partid’Othon qui étoit le Compétiteur de l’Empereur. Voyez G A ROTTISCH. * Spangenberg, in Cbronico.

OTTOCARE H, Roi de Bohème, élu Duc de Stirie,ufurpa le Duché d’Autriche, ou plutôt entra dans le droit deMarguerite d’Autriche, à qui il appartenojt, & aquit la Carinthieen 1269; ce qui le rendit fi fier, qu’il rcfufa de prêter hommageà l’Empereur Rodolphe de Habsbourg, pour quelques Terres deBohême, qui étoient de fa dépendance. Pour ce fujet il futcité pour rendre raifon de fes acquifitions injuftes ; mais il mé-prifa ces citations, & ne comparut à la Diète ni par lui-même ;ni par autrui. Ce mépris irrita tellement les Princes de l’Em-pire , qu’on réfolut d’une commune voix d’envoyer des Ambaf-fadeurs en Bohême : & parce que tout cela fut inutile, & qu’onfut qu’Ottocare parloit fort mal de l’Empereur & des Princes,on réfolut de lui faire la guerre, &les Princes promirent de fe-courir l’Empereur de toutes leurs forces. Les troupes étant prê-tes, l’Empereur marcha vers l’Autriche. Ottocare ne fe fiantpas au fuccès d’une bataille, & craignant les démarches de l’Em-pereur, demanda la paix, confentit de céder l’Autriche, & prêtahommage à genoux pour la Bohême & pour les autres Terresqu’il poffédoit. Mais la Reine fon époule & quelques efpritsbrouillons lui ayant fait honte d’une fi lâche démarche, il rompitla paix & s’empara de l’Autriche avec une puifiante armée.L’Empereur fe mit en campagne pour le combattre avec toutesfes troupes Allemandes & Iiohgroüesj qu’il avoit ainaffées, défitM 3 Ot-