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nés; il en fait maintenant une du Hainault. Il eft aux confins dela Flandre & de l’Artois, & renfermé entre l’Efcaut, la Scarpe,& la Senfette ou leSenfet. Bouchain & Saint-Amand en font leslieux principaux. * Maty, Diü. Géogr.
* O S T R I T Z, bourg avec marché dans la Haute Lufacefur la rivière de Neiffe , trois milles d’Allemagne au deffus deGorlitz. Ce lieu fut réduit en cendres en l’année 1527, & il aencore dans les années 1661 & 1683 fouffert de grands domma-ges par le feu. * Gr. Diü. Univ. Holl. Grolfer, Les Cbofes re-marquable delà Luface, en Allemand, partie. 3.
O S T R O G, ville forte avec une bonne citadelle & titre deDuché. Elle eft dans la Haute Volhynie en Pologne, fur la ri-vière de Horin, environ à 23 lieues de Lufuc vers le Levant.* Maty, Diü. Géogr, Sanfon, Carte de la Haute Volhynie.
O S T R O G O T H I E ou O S T R O G O T L JH A N D,c’eftàdire, Gotbie orientale, province de Suède. Pril'e en géné-ral , elle comprend aujourd’hui la province de ce nom proprementdite, Smaland, Bleking, & Schonen proprement dite, les villes deNorkoping, de Northolm, de Sunderkoping, de Kelmo, de Lin-koping, de Schening, de Stegeborg, &c. Les Ostroooths ouGoths Orientaux , étaient ceux qui habitaient en Italie, ainlinommez, à la différence des Vifigoths ou Goths Occidentauxqui demeuroient en deçà des monts. Claudien parle des pre-miers, in Eutropium , l. 2. Voyez GOTHS.
O S T R O G-U D I N S K O Y, place confidérable vers lesfrontières de la province de Daurie, très-beau païs, & d’unetrès-grande étendue. Comme elle en efl une clef, on en a faitune ville. La fortereffe n’en efl que de bois. Elle elt fituée lurune haute montagne, d’où les Plabitans fe défendent vigoureufe-ment contre les Mongales, nation Tartare, dont ils reçoiventfouventde cruelles infultes. * Adam Brandt, Voyage de Mofcovieà la Chine. Th. Corneille, DIS. .Géogr.
OSTROVIZZA, Fort dans le Comté de Zara, en Dal-matie, eft environné d’excellens pâturages, de belles forêts & dequantité de fources. L’air y elt admirable, & le féjour en eftcharmant. Il y a prefque cent ans que les Vénitiens prirent ceFort fur les Turcs, & le brûlèrent. Quelque tems après les Infi-dèles le rebâtirent; mais les Morlaques de Croatie, fujets de laRépublique de Venife , y mirent le feu l’an 1682, du tems du Gé-néral Dohna. L’an 1683 > l es Vénitiens en prirent tout à faitpofieilion, & le Général Valier y mit deux Compagnies d infante-ïie en garnifon. * P. Coronelli, Defcription de la Morée.
OSTUNI, en Latin OJiuntm, ville du Royaume de Na-ples , en la province d’Otrante, eft un Evêché fuffragant de Brin-des, & eft fituée entre cette ville, Tarente, & le territoire deBari, près de la Mer Adriatique. C’eft une grande ville qui aété polfédée autrefois par les San-Sévérini, & enfuite par lesGualtiéri d’Engenio. * Léandre Alberti. Th. Corneille, Diü.Géogr.
O S U L F E. Voyez O S W U L F E.
OSURGHET I. Voyez OSZURGHKTI.
O S W A L D, Roi de Northumberland en Angleterre dans lefeptiéme fiécle, après la mort de fon père Edelfrid ou Adelfrid,qui arriva l’an 617. Edwin fon oncle maternel, s’étant emparédu Royaume, il fat obligé de fe réfugier avec fes frères & d’au-tres Seigneurs, chez les Piétés dans le nord du païs, que l’on adepuis appellé Ecoffe, & de là en Irlande, où ils furent inftruitsdans la Religion Chrétienne, & reçurent le batême. Edwin ayantété tué l’an 633, dans une bataille qu’il donna contre Penda,Roi de Mercie, & contre Cedwal ou Cedowalla, Roi des an-ciens Bretons, Ofwald & fes frères revinrent dans leur païs. Ean-frid ou Anfrid, frère aîné d’Ofwald , fut fait Roi des Bemiciens;& Ofrick coufin germain d’Edwin, fut fait Roi des Deiriens, peu-ple du Royaume de Northumberland. Ces deux Princes s’étantabandonnez à toutes fortes de vices, & ayant apoftafié, périrentmalheureufement. Ofrick fut tué par les Soldats de Cedwal,Roi des Bretons, qui l’année fuivante, fit tuer Eandfrid par tra-hifon. Ofwald ayant ramaiTé un petit nombre de troupes, mar-cha contre Cedwal, le défit, lui ôta la vie, & diflipa toutes fesforces. Il réiinit enfuite les deux Royaumes de Northumberland,& y établit la Religion Chrétienne. 11 fit venir des Religieux dumonaftére de Hy, qui eft une ille entre l’Irlande & l’EcolTe, &transféra le fiége épifcopal d’Yorck à Lindisfarne, dont il fit E-vêque faintAidan. II bâtit quantité d’églifes, & fonda pluileursmonaftéres. Penda, Roi de Mercie, lui déclara la guerre, &lui donna bataille dans la plaine de Maferfield , dans laquelleOfwald perdit la vie l’an 642. On l’a mis au rang des Saints, &l’on fait mémoire de lui au cinquième d’août. * Béde, Hijlor.Angl. Baillet, Vies des Saints.
O S W A L D, Anglois & Chanoine de Wïnchefter, pafla enFrance, où il fut Difciple d’Abbon de Fleuri; mais ayant étéxappellé dans fon païs par Odon, Archevêque de Cantorbéry, fononcle, il fut Sécretaire d’Osbetille, Evêque de Rochefter;'& ilfut élevé à l’Evêché de Worchefter. Il fonda un monaftére, fitdes ordonnances fynodales, écrivit diverfes Epîtres que l’on aconfervées, & mourut l’an 992. * Pitfeus, de lilujl. Angl. Script.Goodwin, de Epifc. Angl.
O S W A L D , Anglois de nation , & Moine Bénédictin àWorchefter dans le dixiéme fiécle, fecouru des libéralitez d’Of-wald, Chanoine de Winchefter, vifita les plus célébrés monafté-res de France & d’Angleterre. Il fit divers Traitez, & mourutl’an 1010. Les Auteurs citent quelques Ouvrages de Grammairede fa façon. * Pitfeus, de Script. Angl. Baleus. Leland. ArnoulWion, &c.
O S W A LD, Religieux Chartreux, vers l’an 1340, fut Vicai-re de la grande Chartreufe, puis Prieur en Ecoffe, & fe diftin-gua par fes Ouvrages & par fa piété.
On ne doit pas le confondre avec un autre Oswai.d , Char-treux Anglois, qui vivoit dans le même tems, & qui avôit paf-
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fé en France; pour y étudier à Paris, où il eut beaucoup dé partà l’amitié de Jean Gerfon. Ce fut à la perfuafion de ce grandhomme, qu’il abandonna le monde, & qu’étant retourné en An-gleterre , il prit l’habit de Chartreux. Les Princes d’Angleterre,d’Irlande & d’Ecoflè, eurent beaucoup de vénération pour la ver-tu d’ülwald: ce qui ne contribua pas peu à la propagation defon Inllitut dans ces Etats. Outre divers Traitez de Jean Ger-fon , qu’Ofwald traduifit en Latin, on a de lui un Recueil deLettres au même, & quelques Ouvrages dç dévotion, comme,Meditationes folitariae ; De Remediis tentationum ; Fortiforiwn. Ilmourut l’an 1450. * Petreius, Bibliotb. Cartb. Sutorius, Vi-te CartbuJ'. I. 2. PolTevin, m Appar. Sacro, Pitfeus, de ScriptsAngl.
O S W A L D (Erafine) Allemand , né dans le Comté deMerckenftein en Autriche, l’an 1511, étudia dans les principalesUniverlitez d’Allemagne, à Ingolftadt, à Leiplic & à Bâle, où ilapprit les Langues & les Mathématiques, fous Sébaftien Mun-fier. Depuis, il enfeigna à Meminingen, à Tubingue & à Fri-bourg, où il fut ProfelFeur en Langue Hébraïque, & enfeignales Mathématiques l’an 1597, âgé de 8 6 ans, après avoir tra-duit le Nouveau Teftament en Hébreu: ce que perfonne n’a-voit entrepris avant lui. Ses autres principaux Ouvrages font,des Commentaires fur la Sphère de Jean de Sacrobofco, furl’Almagefte de Ptoloinée; In primum mobile & Tbeorias Planeta-rum ; Earaphrafis in Cant. atque Ecclefiajlen ; Gentium Calendaria ,&c. * Pantaléon, Brojbpogr. I. 3. De Thou, Hift.l 68. Mel-chior Adam, in Vit. Pbilof. German. Voflius, de Matb. c. 3 6 -§. 18.
O S W A L D (Albert) Religieux de faint Dominique, naquità Mayence, où il prit l’habit de l’Ordre. 11 prit les dégrez, &publia eu 1697, à Cologne en deux volumes in douze, un Trai-té intitulé Spicilegium Pbilofophicum Colleüum in agro Tbomi/lico :depuis il fut appellé à Rome, pour y être Théologien Conful-teur. * Echard, Script. Ord. Pried. tome 2.
OSWALDUS BERUS. Cherchez B Æ H R.
O S W E S T R E'E, petite ville d’Angleterre dans le Comtéde Shrop, défendue par un foifé, un rempart, & un château.
* Camden, Britannia.
OSW1 ECZIN, petite ville, capitale de la Siléfie Polo-noife, qui a eu longtems fes Ducs Souverains. Elle eft fituéeproche de l’endroit où la rivière.de Sala fe jette dans la Vi'ftule, enun païs de marais, qui la rend forte naturellement, & d’un ap-proche allez diilicile. Elle eft couverte de l’autre côté par unehauteur, fur laquelle eft un château, dont les murailles ne foncque de bois. Cette ville, qui eft du Palatinat de Cracovie, eftune ancienne dépendance de la Siléfie, que Janus, Duc d’Of-wieezin, vendit au Roi Cafimir III, en 1454, pour la fomme dequatre-vint mille florins. * Jourin de Rochefort, Voyage d'Alle-magne de Pologne. Audiffret, Géogr. tome 1. Th. Corneille,Diü. Géogr.
O S W I N, Roi de Deïre dans le nord d’Angleterre , fil d 'Of-rick & neveu d'Edwin, était un Prince généralement admirépour fa bonne mine & fes autres belles qualitez, & par les per-sonnes dévotes pour fon zéie pour la Religion, il ne régnaqu’environ fept ans vers le milieu du feptiéme fiécle. 11 fut tuépar Ofwy , Roi de Bernicie, à caufe de quelques difputes qu’il yavoit entre eux, & qui dégénérèrent en une guerre ouverte.Mais Ofwin fe voyant inférieur, jugea plus à propos de congé-dier fon armée, que de hazarder une bataille, il fe confia lui &un de fa fuite au ComteHumwald, qui le remit lâchement à Ofwy,qui le fit mourir. On aflùre que cette mort avoit été prédite parl’Evêque Aidan , qui mourut de déplaifir peu de tems après lui.Pour expier cette action inhumaine d’Ofwy, déteftée par tous lesGens de bien, on bâtit un monaftére fur la place, où elle avoitété commife, dans lequel on offrit tous les jours des prières,tant pour le meurtrier, que pour celui qui avoit été tué. * Speed,Hijl. de ta Granile Bretagne.
OSWULFE ou OSULFE, Roi de Northumberland, fuc-céda à fon père Eadbert ou Edbert l’an 759. 11 fut cruelle-ment aflafîiné par fes Domeftiques, après n’avoir régné qu’un an.
* Speed, Hijl. de la Grande Bretagne.
O S W Y, Roi de Bernicie dans le nord d’Angleterre, fils duRoi Ëthfi.frid, fuccéda au Royaume à fon frère Ofwald, l’an642. H régna 28 ans, au commencement avec beaucoup de dif-iicultez à caufe de Penda, Roi de Mercie, qui fit de fréquente*courfes & de grands dégâts fur fes terres, aidé par Ethelwaldfils d’Ofwald, qui régnoit alors à Deïre, jufques-là qu’Ofwy,craignant quelque chofe de pis , offrit d’acheter la paix au prixde plufieurs riches préfens. Mais le Roi Payen rejetta fes pro-positions; & continuant fes hoftilitez, Ofwy & Alfred affemblé-rent une petite armée, tombèrent fur les forces nombreules deceux de Mercie, commandées par des Généraux experts, & lesmirent en déroute à Leeds, dans le Comté d’Yorck, l'an 653.Ethehvald, dans le tems du combat, fe retira avec fes troupesdans un lieu de fureté, où il attendit l’événement. Cela allar-ma les Merciens, qui regardèrent cette démarche comme unetrahifon, & leur crainte les obligea à s’enfuir. On en fit ungrand carnage, la plupart de leurs Chefs & Penda lui même fu-rent tuez dans la déroute. Par ce moyen Ofwy fit la conquêtedu Royaume de Mercie, d’où il fut chaffé peu de tems aprèspar la Nobleffe du païs, & Wulfer ou Wolpher mis à fa place,Ofwy tint auflï en crainte Ofwin, Roi de Déïre, & fit fi bien,que depuis ce tems-là cette province & celle de Bernicie compo-férent le Royaume de Northumberland, mais ce fut par un af-faffinat dont on a parlé à l’article d’Ofwin. Enfin, il tomba ma-lade & mourut. 11 était fi attaché à l’Eglife Romaine, que s’ilavoit recouvré fa fànté, il feroit allé à Rome pour y finir fesjours. * Speed, Hiftoire de la Grande Bretagne.OSZURGHË'TI, petite ville de la Géorgie en Allé. El-M ie