1 . 1 V K E XXIII, CIIAP. XXI. 219
fants etoicnt toujours preferes (i), soit dansla poursuite des honneurs, soit daus l’exercicede ces honneurs niemes. Le consul qui avoitle plus d’enfanls prenoit. le premier les fais-ceaux (2); il avoit le choix des provinces ( 3 ):le senateur qui avoit le plus d’enfants etoitecrit le premier dans le ea'.alogue des sena-teurs; il disoit au Senat son avis le premier (4).L’on pouvoil parvenir avant l’äge aux magis-tratures, parceque cliaque enfant donnoit dls-pcnse d’un an ( 5 ). Si l’on avoit trois enfants aRome, on etoit exempt de toutes charges per-sonnelies (6). Les fein nies iugenues qui avoien ttrois enfants, et les affranchies qui en avoien tqualre, sorloient (7) de eelte perpeluelle tu teleou les retenoient (8) les anciennes lois de Rom e.
Que s’il y avoit des recompenses, il y avoitaussi des peines (9). Ceux qui n’etoient pointmaries ne pouvcient ricn recevoir par le tcsta-ment des (10) etrangers,e t ceux qui et animaries
(1) Tacite, liv. IT. Ut uumerus liberorum incaiulidatispraepolleret, quodlexjubebat.—-(2) Aulu-Gelle, liv. II, ch. XV.—(3) Taeite, Annal. 1. XV.—(4) VoyezlaloiVI, §. 5, de decurion. —(5) Voyezla loi II, ff. de minorib. —(6) I.oi I, §. 3 ; et II,§. t , ff. de. nacat. et excusat, muner. —(7) FVagm.d’Ulpien, tit. XXIX, §. 3.—(8) Plutarque, Vie deNuma.—(9) Voyez les Fragments d’Ulpien, aux tit.XIV, XV,‘XVI, XVII, etXVIU, qui sont un desbeaux morceaux de l’ancienne jnrisprudenoe ro-maine.—(10) Sozom, Uv. I, ch. IX. Ou recevoit duses parents. Fragm. d’Ulpiun, tit. XVI, §. 1.
I