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Les mocurs , qui cominenccrent a se eor-rompre, contribuerent bcaucoup a degoulerles citoyens du mariage, qui n’a que des peinespour ceux qui n’ont plus de sens pour les plai-sirs derimioeence. C’est l’csprit de,cclle (i) Iia-rangue que Meteilus Numidicus fit au peupledans sa censure. « S’ilcloit possible de n’avoir« point de feranie , nous uous delivrcrions de« ce mal; mais comnie la uature a etabli que«l’on ne peut guere vivre beureux avcc ellesn ui snbsister sanselles, il faut avoir plus d’e-n gardsa notre'conservation qu’a des satisfac-ic lionspassagercs.»
La corruption des meeurs detruisit la cen-sure, etablie elle-meme pour detruire la cor-ruplion des meeurs: mais lorsque cet fc corrup-lion devient generale, la censure n’a plus deforce ( 2 ).
Les discordes nivilcs, les triunrvirats , lesproscriptions , affoililirpnt plus Rome qu’au-cune gnerrc qu’elle cüt encore faite : il restoitpeu de citoyens (3), et la plupart n’ctoicnlpasmaries. l’our remedier a ce dernier mal , Ce-sar et Auguste relablirent la censure , et vou-
llv. XLV; Tepitome de Tite-Live, liv. LIX; Anlu-Gellc, liv. I, ch. VI; Valere-Maxime , liv. II, eh.XIX.—(i) lille est dans Aulu-Gelle, liv. I, ch. VI.—( 2 ) Voyez ce que j’ai di tau livre V, chafi. XIX.—(3) Cesar, apres la guerre civile, ayant fait faire leeens, il ne s’y trouva que eent cinquantc mille chefsde famille. lipitome de Morus sur Tite-Live, dou-zierae decade.