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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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157
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LIVRE XXII, CII LP. X. l')"

celte valeur relative que le cliange etablit.EHcdepenil beaucoup de la valeur positive. Elleest lixee par lestime 4 a plus generale des ne-gociants, et ne peut letre par lordonnancedu prince, parcequelle varie saus cesse, etdopend de mille circonstances.

Pour fixer la valeur relative, les d ivcrses na-tions se regleront beaucoup sur celle qui a leplus dargent. Si eile aautant dargent que tou-tes les autres ensemble, il faudra bien que clia-cune adle se mesurer avec eile; ee qui fera quel-les se regleront a peu pres entre elles commeeiles sesontmesureesaveclanation principale.

Dans letat actuel de lunivcrs, cest la lfol-lande (i)qui est cette nalion dont. nous par-lons. Examinons le cliange pur rapport ä eile.

II y a en Hollande une raonnoie quon ap-pelle un florin: le florin vaut vingt sous , 011quarante demi-sous, ou gros. Pour simplilierles idees, iniaginons quil ny ait point de flo-rins enllollandc, quil ny ait que des gros: unliomme qui aura mille florins, aura quarantemille gros, ainsi du reste. Or le cliange avecla Hollande consiste ä savoir combien vaudrade gros cliaque piece de monnoie des autrespays; el comme ion compte ordinairement enFrance par ecu de trois livres, le cliange de-mandera combien un ecu de trois livresvaudra

(i) Les Hollandais reglent le cliange de presquetoute fEurope par une espece de delilicration entreenx, selon quil convient ä leurs interets.

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