LIVRE XXII, CII LP. X. l')"
celte valeur relative que le cliange etablit.EHcdepenil beaucoup de la valeur positive. Elleest lixee par l’estime 4 a plus generale des ne-gociants, et ne peut l’etre par l’ordonnancedu prince, parcequ’elle varie saus cesse, etdopend de mille circonstances.
Pour fixer la valeur relative, les d ivcrses na-tions se regleront beaucoup sur celle qui a leplus d’argent. Si eile aautant d’argent que tou-tes les autres ensemble, il faudra bien que clia-cune adle se mesurer avec eile; ee qui f’era qu’el-les se regleront a peu pres entre elles commeeiles sesontmesureesaveclanation principale.
Dans l’etat actuel de l’univcrs, c’est la lfol-lande (i)qui est cette nalion dont. nous par-lons. Examinons le cliange pur rapport ä eile.
II y a en Hollande une raonnoie qu’on ap-pelle un florin: le florin vaut vingt sous , 011quarante demi-sous, ou gros. Pour simplilierles idees, iniaginons qu’il n’y ait point de flo-rins enllollandc, qu’il n’y ait que des gros: unliomme qui aura mille florins, aura quarantemille gros, ainsi du reste. Or le cliange avecla Hollande consiste ä savoir combien vaudrade gros cliaque piece de monnoie des autrespays; el comme i’on compte ordinairement enFrance par ecu de trois livres, le cliange de-mandera combien un ecu de trois livresvaudra
(i) Les Hollandais reglent le cliange de presquetoute fEurope par une espece de delilicration entreenx, selon qu’il convient ä leurs interets.
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