LIVRE XXII, CHAP. III. I^q
que Ton voudra: la Variation ponrra etre cou-tinuelle, parcequ’il est aussi aise de donnermi au Ire nom a une cliose qu’il est difficile decJianger la chose mime, a
Pour öter la sonrce des abus, ce sera unctres bonne loi dans tous le s pays oül’on voudrafaire fleurir le commerce que celle qui ordon-nera qu’on emploiera des monnoies reelles, etque l’on ne fera point d’operation qui puisselos rendre ideales.
Hirn ne doit etre si exempt de Variation quece qui est ia mesure commune de tout.
Le negoce par lui-meme est tres incertain;et c’esl un grand mal d’ajouter une nouvelleiucerlitude a celle qui est iondile sur la naturede la chose.
CIUPITRE IV.
De la quantite de l’or et de l’argent.
T_j orsqui les nations policees sontlesmai-tresses du monde, l’or et l’argent augifiententtous les jours, soit qu’elles le tirent de chezeiles, soit qu’elles Faillent cherclier lä oü ilest. 11 diminue au contraire lorsque les nationsbarbares prennent le dessus. On sait quelle lutla rarete de ces metaux lorsf[iie les Goths etles Yandales d’un cote, les Sarrasins et lesTartares de l’auti’e, eurent tout envabi.
isrn. des lois. 3.
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