g4 de l’esprit des lois.'plusieurs petites nations et rilles voisines de lamer Rouge, fircnt. perdre les connoissancesque Fon avoitacquises.
L’Egypte , du temps des Perses , ne confi-noitpointä lamer Rouge: eilenecontenoil (i)que cettelisierede terrelongueetetroitequeleNil couvrepar sesinondations, etquiest resser-ree des deux cotes par deschaines de monla-gnes. II fallut donc decouvrir Ia mer Rouge uueseconde fois, et l’Ocean une seeonde fois; etcette decou-verte appartint a la curiosite desrois grecs.
On remorita le Nil; on lit la cliasse des ele-pliants dans les pays qui sont entre le Nil et lamer; ou decouvrit les bords de cette mer parles terres : et, comme cette decouvcrtc se fitsous les Grecs, les uoms en sont grecs, etles temples sont consacres ( 2 ) a des diviiütesgrecques.
Les Grecs d'Egypte purent faire nn com-merce tres etendu ; ils etoient maitres desports de la mer Rouge : Tyr, rivale de toutenation commercante, n’etoitplus ;ils n’etoientpoint genes par les anciennes (3) superstitionsdu pays -, l’Egypte eloit devenue le centre del’univers.
Les rois de Syrie laisserent aceux d’Egyplele commerce meridional des Indes , et ne's’at-taclierent qu’a ce commerce septenlrional qui
(1) Strabon,liv. X Vt.—(9.) J Und. —( 3 ) Eilet luurdoimoient de Fhorrear pour les etrangers.