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LIVRE XII, CHAP. VI. 7»
CHAPITRE VI,
Du commerce des anciens.
Lf.s tresors immenses de (i)Semiramis, quine pouvoient avoir ete acquis eil un jour,nous font penser que les Assyriens avoientcux-m eines pille d’autres nations riches, corn-me les autres nations les pillerent aprds.
L’eflet du commerce sont les richesses; lasuite des richesses, le luxe; Celle du luxe, laperl'ection des arts. Les arts, portes au pointoü on les trouve du temps de Semiramis (2),nous marquent un grand commerce dejaetabli.
II y avoit un grand commerce de luxe dansles empires d’Asie. Le seroit une belle partiede l’lustoire du commerce que l’histoire duluxe : le luxe des Perses etoit ce'ui des Medes,comme celui des Medes etoit celui des Assy-riens.
II est arrive de grands changements en Asie.La partie de la Perse qui est au nord-est,l’Hyrcanic, la Margiane, la Bactriane, etc.,etoient autrelois pleines de \illes florissan-tes (3) qui ne sont plus; et le nord ( 4 ) de cetempire, c’est-ä-dire l’istlime qui separe la merCaspienne du Pont-Euxin, etoit couvert de
( 1 ) Diodore, liv. II.—( 2 ) Ibid. —(3) VoyezPline,üv. VI, tliaji. \Y I; et St lab cm, liy. XI.—(4) Strafhon, liv. XI.