j.ivbk xvrr, ciiap, vi. 2.V.5Irr. fl’est que l’Asie que lious connoissons ade plus gramles plaines : eile est coupee enplus grands morceaux par les mers; et, com-ine eile est plus au midi, les sources y sontplus aisement taries, les montagnes y sontmoins eouverf.es de neiges, et les fleuves (ti)moinsgrossisy formen t de moindresharrieres.
La puissance doit donc etre toujours despo-tique en Asie; car,si la servitude n’ydtoit pasextreme, il se feroit d’abord un partage que lanalure du pays ne peut pas souffrir.
En Europe, le partage. naturel forme plu-sieurs etats d’une etendue mediocre, dans les-rjuels le gouveruement des lois n’est pas in-eompalible avec le maintien de l’etat ; aucontraire il y est si favorable, que, sans eiles,cot etat tombe dans la decadence, et devientinferieur a tous les autres.
C’est ce qui a forme un genie de liberfequi rend cliaque partie trcs diffieile a etresubjuguee et soumise ä une foree etrangere,autrement que par les lois et Futilite de soneommerce.
Au contraire, il regne en Asie un esprit deservitude qui ne l’a jamais quittee; et, dansioutes les liistoires de ce pays, il n’est pas pos-sible de trouver un seul trait qui marqueuneame libre : on n’y verra jamais que Fberoismede la servitude.
(r) Les eaux se pcrdent 011 s’cvaporeut avant dese ramasser, ou apres sVtre ramassees.