LIVRE XVII, CIIAP. II. 235
II ne faut donc pas etre elonne que la Liebe-le des peuples des climats chauds les ait pres-que toujours rendus esclaves, et que Je cou-rage des peuples des climats froids les ait main-tenus libres. C’est un eilet qui derive de sacause naturelle.
O.eci s’est encore trouve vrai dans l’Ameri-que: les eropires despotiques du Mesique etdu Perou etoient vers la ligne, etjiresque tousles petits peuples libres etoient et sont encorevers les poles.
CHAPITRE III.
Du cliinat de FAsie.
Les (i)relations nous disent« que le nord de«l’Asie, ce vaste continent qui va du quaran-« tieme degre ou environ jusques au pole, et<i des frontieres de Moscovie jusqu’a la mer« orientale, est dans un climat tres froid; tpie« ce terrain immense est divise de l’ouest ä Fest« par une cliaine de montagnes qui laissent au« nord la Siberie, et au midi la grande Tarta-«l'ie; que le climat de la Siberie est si froid,« qu’a la reserve de quelques endroits eile ne« peilt etre cullivee, et que, quoique les Russes« aient des etablissements tout le long del’Ir-” tis, ils n’y cultivcnt rien ; <[u’il ne vient dans« cepays que quelques petits sapins et arbris-
(i) Voyez les Voyages du uord, tome VIII; 1‘Hist.desTattars; ct le vul. IV de la Chiue, du P. du Halde.