igK pk i.’esprit »es lois.malbeurs (le ces pays, que la plus grande par-tie de la nation n’y soit faiteque pour servir ala volupte de l’autre. Gelte servitude est re-compensee par la paresse dont on fait jouir deparoils eselaves; ce qui est encore pour Fctatun nouveau malheur.
C’est teile paresse qui rend les serrails d’o-rient (i) des lieux de delices pour eeux niemescontre qui ils sont faits. Des gens qui ne crai-gnent que lc Iravail peuvent trouver leur bon-licur dans ces lieux tranquilles. Mais on voitque par-la on clioque meme l’espi'it de Feta-hlissement de Fesclavagc. 1
Ga raison veut que le pouvoir du maitre nes’etende point au-delä des clioses qui sont deson Service; il faut que l’esclavage soit pour1 utilite, et non pas pour la volupte. Les loisde la pudicite sonl du droit naturel, et doiventelre senties par toutesles nalions du monde.
Que si la loi qui conserve la pudicite deseselaves est bonne dans les etats oü le pouvoirsaus bornes se.joue de tont, combien le sera-t-elle dans les monarchies ! combien le sera-t-elledans les etats republicains !
il y a une disposition de la loi ( 2 ) des Lom-bards , qui paroit bonne pour tous les gouver-nements. « Si un maitre debauche la femme de«son esclave, ceux-ci seronttous deuxübres.»Temperament admirable pour prevenir et ar-
(1) VoyezGhardin , tome II, dans sa descriptiondu niarclie d'I/.agour,—(2) Liv. I, tit. XXXII, §. 5 .