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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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167
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I,1VR15 xrv, CHAP. II. 167

moins difliciles a sou tenir que laction de lame,etlaservitude moins insupportable que la forcedesprit qui est necessaire pour se conduiresoi-meme.

CHAPITRE III.

Conlradictiou dans les caracteres de certains peuplcsdu midi.

Les Indiens (1) sont naturellement sans cou-rage; les enfants (2) meines des Europeensnes aux Indes perdent celui de leur climat.Mais commcnt aceorder cela avec leurs actionsatroces, leurs coutumes, leurs penitences bar-bares ? Les liomines sy soumettent ä des mauxincroyables ; les femmes sy brulent elles-me-mes : voila bien de la force pour tant de foi-blesse.

Lanature, quiadonne äcespeuplesunefoi-blesse qui les rend timides, leura donne aussiune imagination si vive que töut les frappe ilexees. Cette meine deiicatesse dorgane quileur faii: craindre la mort sert aussi ä leur faireredouier mille clioses pliis que la mort. Cestla meme sensibilite qui leur fait fuir tous lesperils et les leur fait tous braver.

(1) " Ceut soldats dEurope, dit Tavernier, nan-« roient pas grande peine ä battre mille soldats in-k diens. >(2) Les Persaus niemes qui selablissentaux Indes prennent, ä la troisieme generation, lanonebalance et la lächete indienue. Yoyez Iternier,sur le Mogol, toiue I, p. 282.