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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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152
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IU2 DE lf.SPRIT DES LOTS.

de largent, le tribut le plus naturel qull puisselever est un iribut par tele. Ce tribul ne p<utetre que tres modlque ; car, comme on nypeut pas faire diverses classes considerables äcause des abus qui en resulteroient, vu Fin-justice et la violence du gouvernement, il fautnecessairement se regier sur le laux de ce quepeuvent payer les plus miserables..

Le tribut naturel au gouvernement modereest limpöt sur les marcbandises. Cet impötetant reelle-ment paye par laclieteur, quoiquele marcliand lavance, est un pret que le mar-ehanda deja fait ä lacbeteur; ainsi il faut re-gardei le negociant et comme le debiteur ge-neral de Fetat, et comme le creancier de tousles particuliers. Il avance ä Fetat le droit queFaclieteur lui paiera qnelque jour; et il a pavepour Faeheteur le droit quil a paye pour lamarcliandise. On sent donc que pius le gou-vernement est modere, que plus lesprit deliberte regne, que plus les fortunes ont desürete, plus il est iacile au marchand davan-eer ä letat, et de preter au particulier desdroits considerables. En Angleterre, un mar-cliand prete reellement ä Fetat cinquante ousoixante livres sterl. ä ehaque tonneau de vinquil recoit. Quel est le marcliand qui oseroitfaire une chose de cette espece dans un paysgouverne comme la Turquie ? et quand il lose-roit faire, commeut le pourroit-il avec une for-tune suspecte, incerlaine, ruinee?