IU2 DE l’f.SPRIT DES LOTS.
de l’argent, le tribut le plus naturel qu’ll puisselever est un iribut par tele. Ce tribul ne p<utetre que tres modlque ; car, comme on n’ypeut pas faire diverses classes considerables äcause des abus qui en resulteroient, vu Fin-justice et la violence du gouvernement, il fautnecessairement se regier sur le laux de ce quepeuvent payer les plus miserables..
Le tribut naturel au gouvernement modereest l’impöt sur les marcbandises. Cet impötetant reelle-ment paye par l’aclieteur, quoiquele marcliand l’avance, est un pret que le mar-ehanda deja fait ä l’acbeteur; ainsi il faut re-gardei’ le negociant et comme le debiteur ge-neral de Fetat, et comme le creancier de tousles particuliers. Il avance ä Fetat le droit queFaclieteur lui paiera qnelque jour; et il a pavepour Faeheteur le droit qu’il a paye pour lamarcliandise. On sent donc que pius le gou-vernement est modere, que plus l’esprit deliberte regne, que plus les fortunes ont desürete, plus il est iacile au marchand d’avan-eer ä l’etat, et de preter au particulier desdroits considerables. En Angleterre, un mar-cliand prete reellement ä Fetat cinquante ousoixante livres sterl. ä ehaque tonneau de vinqu’il recoit. Quel est le marcliand qui oseroitfaire une chose de cette espece dans un paysgouverne comme la Turquie ? et quand il l’ose-roit faire, commeut le pourroit-il avec une for-tune suspecte, incerlaine, ruinee?