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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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MV RE X, CU AP. III.

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rendre ici liommage a nos temps modernes,a la raison presente, a la religion daujour-dlmi, ä notre philosophie, ä nos moeurs.

Les auteurs de notre droit public, fondössur les histoires anciennes, etant sortis des casrigides, sont tombes dans de grandes erreurs.Ils ontdonnedans larbitraire; ils ontsupposedans les conquerants un droit, je ne sais cpiel,de tuer : ee qui leur a fait tirer des conse-quences terribles comme le principe, et etablirdes maximes que les conquerants eux-memes,lorsquils ont eu le moindrc sens , nont jamaisprises. II est clair que lorsque la conquete estfaite, le conqucrant na plus le droit de tuer,puisquil nest plus dans le cas de la defensenaturelle et de sa propre Conservation.

Ce qui les a fait penser ainsi, cest quils ontcru que le conqucrant avoit le droh de dc-truire la societe : d ils ont eonclu quil avoitcelui de detruire les liomines qui la compo-sent; ce qui est nne consequence faussementtiree dun faux principe. Car, de ce que lasociete seroit aneanlie, il ne sensuivroit pasque les bonimes qui la formenl dussentaussietre aneantis. La societe estlunion des bom-mes, et non pas les bonimes; le eitoyen peutperir, et Tbomme rester.

Du droit de tuer dans la conquete les poli-tiques ont lire le droit de reduirc en servitude:mais la consequence est aussi mal fondee cjuele principe.

On na droit de reduire en servitude que