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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE X, CIIAP. II. T7

Untre les citoyens, le droit de la defense na-turelle neraporte point avec lui la necessitede lattaque. Au lieu dattaquev, ils 11ont quiirecourfl- aux trilntnaux. Ils ne peuvent doncexercer le droit de cette defense que dans les> cas momentanes oii lon seroit perdu si Fon

attendoit le secours des lois. Mais, enlre lessocietes , le droit de la defense naturelle cn-traine quelquefois la necessite dattaquer, lors-quun peuple voit quune plus longue paix enmettroilun autre en etat de le detruire, et queFaltaque est dans ce moment le seid moyendcmpeelier cette destruetion.

II suit de que les pelites societes ont plussouvent le droit de faire la guerre que lesgrandes, parcequelles sont plus souvent dans1 le eas de craindre detre detiuilcs.

Le droit de la guerre derive donc de la ne-cessite et du juste rigide. Si ceux qui dirigentla conscience 011 les conseils des princes ne setiennent ]>as la , tout est perdu; et, lorsquonse fondera sur des principes arbitraires degloire, de bienscance, dbitilile, des flols desang inonderont la terre.

Que Fon ne parle pas sur-tout de la gloiredu piince; sa gloire seroit son orgueil: cestune passion, et non pas 1111 droit legitime.

5 11 est vrai que la reputation de sa pnissanee

pourroit augmenter les forces de son etat;mais la reputation de sa juslice les augmente-roit tout de meme.