LIVRE X, CIIAP. II. T7
Untre les citoyens, le droit de la defense na-turelle n’eraporte point avec lui la necessitede l’attaque. Au lieu d’attaquev, ils 11’ont qu’iirecourfl- aux trilntnaux. Ils ne peuvent doncexercer le droit de cette defense que dans les> cas momentanes oii l’on seroit perdu si Fon
attendoit le secours des lois. Mais, enlre lessocietes , le droit de la defense naturelle cn-traine quelquefois la necessite d’attaquer, lors-qu’un peuple voit qu’une plus longue paix enmettroilun autre en etat de le detruire, et queFaltaque est dans ce moment le seid moyend’cmpeelier cette destruetion.
II suit de lä que les pelites societes ont plussouvent le droit de faire la guerre que lesgrandes, parcequ’elles sont plus souvent dans1 le eas de craindre d’etre deti’uilcs.
Le droit de la guerre derive donc de la ne-cessite et du juste rigide. Si ceux qui dirigentla conscience 011 les conseils des princes ne setiennent ]>as la , tout est perdu; et, lorsqu’onse fondera sur des principes arbitraires degloire, de bienscance, dbitilile, des flols desang inonderont la terre.
Que Fon ne parle pas sur-tout de la gloiredu pi’ince; sa gloire seroit son orgueil: c’estune passion, et non pas 1111 droit legitime.
5 11 est vrai que la reputation de sa pnissanee
pourroit augmenter les forces de son etat;mais la reputation de sa juslice les augmente-roit tout de meme.