xr8 de l’esprit DES EOIS. "liens, eile conserva sesusages; et Tlieodoric (i),roi d’Austrasie, les fit inettre par ecrit. II re-cueillit. (2) de merae les usages des Bavarois etdes Allemands qui dependoient de son royau-me; car, la Germanie ctant affoiblie par la sor-tie de tant de peuples, les Francs, apres ayoirconquis devant eux, avoient fait un pas en ar-riere et porte leur domination dans les foretsde leurs peres. 11 y a apparence que le code ( 3 )des Thuringiens fut donne par le meme Theo-doric, puisque les Thuringiens etoient aussises sujets. Les Frisons ayant etc sourais parCharles Märtel et Pepin, leur (4) loi n’est pasanterieure k ces princes. Charlemagne, quilepremier domta les Saxons, leur donna la loique nous avons. II n’y a qu’a lire ces deux der-niers codes pour voir qu’ils sortent des mainsdes rainqueurs. Les Wisigoths, les Bourgui-gnons et les Lombards, ayant f'onde des royau-mes, firent ecrire leurs lois, non pas pour fairesuivre leurs usages aux peuples vaincus, maispour les suivre eux-memes.
II y a dans les lois saliqueset ripuaires, danscelles des Allemands, des Bavarois, des Thu-ringiens et des Frisons, une simplicite admi-ralile: on y trouve une rudesse originale et uncsprit qui n’avoit point ete affoibli par un au-
( 1 ) Toyez le prologxie de la loi des Bavarois, etceltri de la loi salique.—( 2 ) Ibid. —(11) Lex Anglio-rnm Werinorum, lioc est Thuringorum.—(4) Ils nesavoieht point eerire.