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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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LIVRE XXVI, ClIAP. XX. <}3

nons pouvons, ä la favenr de la ioi, revenircontre la violence: mais un prince, qui esttoujours dans cet etat dans lequel il force onil est force, ne peut pas se plaindre dun traitequonlui a fait faire par violence. Cestcommesil se plaignoit de son etat naturel: cest commesil vouloit etre prince älegard des autres prin-ces, et qnc les autres princesfussent citoyensa son egard; cest-ä-dire, choquer la naturedes clioses.

CHAPITRE XXI.

Qu'il ne faut pas decider par les Iois politiques lesclioses qui appartiennent au droit des gens.

Les lois politiques demandent que touthomme soit soumis aux tribunaux criminelset civils du pays il est, et ä raniinadver-sion du souverain.

Le droit des gens a voulu que les prmcessenvovassent des ambassadeurs: etla raison ,tiree de la nature de la cliose, na pas permisque ces ambassadeurs dependissent du souve-rain chez qui ils sont envoyes, ni de ses tri-bunaux. 11s sont la parole du prince qui lescnvoie, et cetle parole doit etre libre: aucunobstacle ne doit les empecher dagir: ils peu-vent souvent deplaire , parcequils parlentpour un liomme independant: on pourroitleur inipuier des crimcs, sils pouvoient etrepuuis pour des crimes; on pourroit leur sup-poser des deltcs, sils pouvoient ("Ire arreltisEsra. Dts Lots. 4 . x 9