LIVRE XXVI, ClIAP. XX. <}3
nons pouvons, ä la favenr de la ioi, revenircontre la violence: mais un prince, qui esttoujours dans cet etat dans lequel il force onil est force, ne peut pas se plaindre d’un traitequ’onlui a fait faire par violence. C’estcommes’il se plaignoit de son etat naturel: c’est commes’il vouloit etre prince äl’egard des autres prin-ces, et qnc les autres princes’fussent citoyensa son egard; c’est-ä-dire, choquer la naturedes clioses.
CHAPITRE XXI.
Qu'il ne faut pas decider par les Iois politiques lesclioses qui appartiennent au droit des gens.
Les lois politiques demandent que touthomme soit soumis aux tribunaux criminelset civils du pays oü il est, et ä raniinadver-sion du souverain.
Le droit des gens a voulu que les prmcess’envovassent des ambassadeurs: etla raison ,tiree de la nature de la cliose, n’a pas permisque ces ambassadeurs dependissent du souve-rain chez qui ils sont envoyes, ni de ses tri-bunaux. 11s sont la parole du prince qui lescnvoie, et cetle parole doit etre libre: aucunobstacle ne doit les empecher d’agir: ils peu-vent souvent deplaire , parcequ’ils parlentpour un liomme independant: on pourroitleur inipuier des crimcs, s’ils pouvoient etrepuuis pour des crimes; on pourroit leur sup-poser des deltcs, s’ils pouvoient ("Ire arreltisEsra. Dts Lots. 4 . x 9