LIVRE XXVI, CHIP. VI. Cy
de la sceur, dont le nombre n’est päs plusgrand qne ne seroit celni des enfants d’imprincc cjui n’auroit qu’une seule femme, pre-vient ces inconvenients.
II y a des nalions diez lesquelles des raisonsd’etat, 011 quelque maxime de religlon, ontdeinande qu’une certaine famille füt toujoursregnante: teile est aux Indes (1) la jalousie desa caste, et la crainte de n’en point descendre.On y a pense que, pour avoir toujours desprinees du sang royal, il falloit prendre lesenfants de la soeur ainee du roi.
Maxime generale: nourrir ses enfants estune Obligation du droit naturcl; leur donnersa succession est une Obligation du droit civilou politique.Dela derivent les differentes dis-positions sur les bätards dans les differentspays du monde; elles suivent les lois civilesou politiques de cliaque pays.
CHAPITRE VII.
Ou’il ne faut point dccider par les preceptes de lal-eligion lorsqu’il s’agit de ceux de la loi naturelle.
Les Abyssins ont un careme de cinquantejours tres rüde, et qui les affoiblit tellementque de long-temps ils ne peuvent agir: les
(i) Yoyez les Lettres edifiantes, quatorzieme re-eueil; et les Yoyages qui ont servi a retablissementde la compagnie des Indes, toihe lll, p'art. II,p. fi/,4.
rsr«. nrs lois. 4 .
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