EIVKE XXVI, CHIP. II, 6l
liumaines sont d’une autre nature que les loisde la religion, etc’estun grand principe; maisce principe lui-mcme est soumis a d’autres qu’ilfaut chercher.
i®. La nature des lois liumaines est d’etresoumises ä tous les accidents quiarrivenl, etde varier ä mesure que les volontes des hom-mes changent: au conlraire , la nature deslois de la religion est de ne varier jamais. Leslois liumaines statuent sur le bien, la religionsur le meilleur. Le bien peut avoir im autreobjet, parcequ’il y a plusieurs biens: mais lemeilleur n’esl qu’un; il ne peut doncpas clian-ger. On peut bien clianger les lois , parce-qu’elles ne sont censees qu’etre bonnes: maisles institutions de la religion sont toujourssupposees etre les meilleures.
a°. II y a des elats oü les lois ne sont rien ,ou ne sont qu’une volonte capricieuse et tran-sitoire du souverain. Si dans ces etats les loisde la religion etoient de la nature des lois bu-maines, les lois de la religion ne seroient riennon plus: il est pourtant necessaire a la societequ’il y ait quelque chose de fixe; et c’est cettereligion qui est quelque chose de fixe.
3“. La force principale de la religion vientde ce qu’onla croit; la force des lois liumainesvient de ce qu’on les craint. L’antiquite con-vient a la religion , parceque souvent nouseroyons plus les choses ä mesure qu’elles sontplus reculees; car nous n’avons pas dans latele des idees accessoires tirees de ces temps-lä
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