254 nE l’esprit df.s lots.servitude, et qu’elles croient que ce qui faitque Fon doit tout au prihce fait que Fon nedoit rieii a sa patrie.
Mais s’il est vrai (ce que Fon a vu dans tousles temps) qu’a mesure que le pouvoir du mo-narque devient iimnense, sa siirete diminue;corrompre ce pouvoir jusqu'a le faire cbangerde nature, n’est-ce pas ltn crime de lese-ma-jeste contre lui?
CIIAPITRE VIII.
Danger de la corruplion du principe du gouverne-meut uiouarcliiqae.
Ij'ikcobvxkient lFcst pas lorsque Fetatpasse d’un gouvernenient modere ii un gou-vernement modere, comme de la republiqueä la monarcliie, ou de la monarchie a la repu-blique; mais quand il tombe et se ])recipile dugouvernement modere au desjiotisme.
La plupart des peuples d’Lurope sonl eit -core gouvernes par les mceurs. Mais si par uulong abus du pouvoir, si, par une grande con-quete, le despotisme s’etablissoil a uu certainpoint, il n’y auroit pas de moeurs ni de climatqui liussent; et, dans cette belle partie dumonde , la nature lmmaine souffriroit , aumoins pour un temps, les insultes qu’on luifait dans les trois aut res.