LIVRE VIII, CIIAP. II. 2/)7
II est vrai que ceux qui corrompirent los re-publiques grecques ne deviment pas tonjourstyrans. C’est qu’ils s’etoientplus altacbes ä Fe-loquence qu’it l’art militaire: ontre qn’il y avoitdans le cocur de tous les Grecs iine ’haine im-placable contre ceux qui renversoienlle gou-vernementrepublicain ; ce qui lil (jue l’anar-cliie degenera en aneantissement, au lieu.dese rhanger en tyrannie.
Mais Syracuse , qui se trouva placee au mi-lieu d’un grand nombre de pelites oügarchiescliangees en tyrannies (i), Syracuse, qui avoitun Senat ( 2 ) dont il n’est presque jamais faitmention dans Fliisloire , essuya des raalbeursquelacorruptionordinaire ne donnepas. Cetleville, toujoursdanslalicence (3)ou dans l’op-pression , egalement travai'.lee par sa liberleet par sa servitude , recevant toujours 1’u.neet l’aulre conune une tempete , et, malgre sapuissance au-dehors, toujours determinee aune revolulion par la plus petite force etran-
( 1 ) Voyez Plutartjue dans les vies de Tiiuoleon et■ de Dion. — ( 2 ) G’est celui des six Cents, dont parleDiodore.—(3) Ayant cliasse les tyrans, ils lirent ci-toyens des etrangers et des soldats mercenaires ; c'equi causa des gnerres civiles. Aristote, Polit. 1. V,cliap. III. Le peuple ayant etc cause de la victoiresur les Atlieniens, la repuldique fut cliangee. Ibid.cliap. IV. La passion de deux jeunes magistrats ,dont l’uu enleva a Fautre un jeune garcon , et celui-ci lui dcliaucha sa feinme, 111 cltanger la forme decctte tepuldiquc. Ibid 1. VII, cliap. IV.