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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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247
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LIVRE VIII, CIIAP. II. 2/)7

II est vrai que ceux qui corrompirent los re-publiques grecques ne deviment pas tonjourstyrans. Cest quils setoientplus altacbes ä Fe-loquence quit lart militaire: ontre qnil y avoitdans le cocur de tous les Grecs iinehaine im-placable contre ceux qui renversoienlle gou-vernementrepublicain ; ce qui lil (jue lanar-cliie degenera en aneantissement, au lieu.dese rhanger en tyrannie.

Mais Syracuse , qui se trouva placee au mi-lieu dun grand nombre de pelites oügarchiescliangees en tyrannies (i), Syracuse, qui avoitun Senat ( 2 ) dont il nest presque jamais faitmention dans Fliisloire , essuya des raalbeursquelacorruptionordinaire ne donnepas. Cetleville, toujoursdanslalicence (3)ou dans lop-pression , egalement travai'.lee par sa liberleet par sa servitude , recevant toujours 1u.neet laulre conune une tempete , et, malgre sapuissance au-dehors, toujours determinee aune revolulion par la plus petite force etran-

( 1 ) Voyez Plutartjue dans les vies de Tiiuoleon et de Dion. ( 2 ) Gest celui des six Cents, dont parleDiodore.(3) Ayant cliasse les tyrans, ils lirent ci-toyens des etrangers et des soldats mercenaires ; c'equi causa des gnerres civiles. Aristote, Polit. 1. V,cliap. III. Le peuple ayant etc cause de la victoiresur les Atlieniens, la repuldique fut cliangee. Ibid.cliap. IV. La passion de deux jeunes magistrats ,dont luu enleva a Fautre un jeune garcon , et celui-ci lui dcliaucha sa feinme, 111 cltanger la forme decctte tepuldiquc. Ibid 1. VII, cliap. IV.