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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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LIVRE VIII, CHIP. II. 2/| 5

et par consequen tpour les vieillards. Que si lonna pas du respect pour les vieillards, 011 lienaura pas non plus pour les peres: les maris nemeritent pas plus de d^ference, ni les maitresplus de soumission. Tout le monde parviendraa aimerce libcrtinage; la gene du commande-ment: fatiguera comme celle de lobeissance.Les femmes, les enfants, les esclaves , nau-i'ont de soumission pour personne. II ny auraplus de moeurs, plus damour de lordre , en-(in plus de vertu.

On voit, dans le banquet de Xenopbon ,une peinture bien naive dune republique oiile peuple a abuse de 1egalile. Chaque convivedonne ä son tour la raison pourquoi il est con-tent de lui. « Je suis content de moi, dit Cha-« mides, ä cause demapauvrete. Quand jelois« riebe , jetois oblige de faire ma cour aux ca-« lomniateurs, sachantbien quejetoisplus cn« etat de recevoirdumal deux que de leur eit«faire: la republique me demandoit toujours« quelque nouvelle somme : je ne pouvois« mabsenter. Depuis que je suis pauvre , jai« acquis de lautorite; personne ne me menace,«je menace les autres ; je puis men aller ou« rester; dejalcsriclies se levent deleursplaces« et me cedent le pas. Je suis un roi, jetois es-« clave; je payois un tribut a la republique ,« aujourdhui eile me nourrit; je ne crains plus« de perdre , jespere daequerir. »

Le peuple lombe dans ce mallieur, lorsqueceux a qui il se conlie, voulant caclier leur

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