LIVRE V, cnip. IX. 1 l5oOn peut, dans les monarchies, permoltrede laisser la plus grande partie de ses biens äim de ses enfants; cette permission n’estmeine boime que la-ll faut que les lois favorisent tout le com-merce que la Constitution (i) de ee gouverne-ment peut donner, afin que les suj ets puissent,sans perir, satisfaire aux besoins toujours re-naissants du prince et de sa cour.
Ilfaut qu’elles mettentun certain ordre dansla maniere de lever les tributs, alin qu’elle nesoit pas plus pesante que les charges meines.
La pesanteur des cliarges produit d’abordle travail; le travail, Faccablement; l’accable-ment, l’esprit de paresse.
CHAPITRE X.
Be la promptitude de l’execution dans la monarcliie.
Le gouvernement monarcliique a un grandavantage surle republicain: les affaires etantmenees par un seul, il y a plus de promptitudedans l’execution. Mais, comrne cette prompti-tude pourroit degenerer en rajudite, les loisy mettront une certaine lenteur. Elles ne doi-vent pas seulement favoriser la nature de clia-que Constitution, mais encore reinedier auxabus qui pourroient resulter de cette meinenature.
(i) Elle ne le permet qu’au peuple. Voyez la loitroisieme, au Code de comm. et mercatoribus, quiest pieine de i»on sens.