LIVRE V, CIIAM. vnr. i5r
moyens inventes pour perpetuer la grandeurdes familles dans les etats monarclüques nesauroient etre d’usage dans 1’arisi.ocratie (i).
Quand les lois ont egalise les familles illenrreste a maintenir l’union entre eiles. Les diffe-rents des nobles doivent etre proroplementdecidesjsans eela les contestations entre lespersonnes deviennent des contestations entreles familles. Des arbitres peuvent terminer lesproces, ou les empeclier de naitre.
Enfin il ne faut point que les lois favorisentles dislinctions que la vanite met entre les fa-milles, sous pretexte qu’elles sont plus noblesou plus anciennes; cela doit etre mis au rangdes petitesses des particuliers.
On n’a qu’ä jeter lesyeux sur Lacedemone;on verra commenl les epliores surentmortifierles foiblesses des rois, -celles des grands , etcelles du peuple.
CIIAPITRE IX.
Commenl les lois sont relatives ä leur principedans la monarchie.
L’honneur etant le principe de ce gouver-nement, les lois doivent s’y rapporter.
II faut qu’elles y travaillent ä soutenir cettenoblesse, dont riionneur est pour ainsi direl’enfant et le pere.
(i JII seinlile que l’olijet de quelques aristocratiessoit inoius de mainteuir Fetat, que ce qu’elles ap-,pellent lcur noblesse.