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[1.] De l'Esprit Des Lois 1 (1803)
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LIYRE IT, CIIAP. II. 83

rendirent sccrets dans les derniers temps deJa republique romaine furent une des grandescauses de sa clmte. Commc ceci se pratique di-versement dans differentes republiques, voi-ci, je crois, ce quil eil fant penser.

Sans doule cpie, lorsquele penple donne sessuffrages, ils doivent etre publies (i); et cecidoit etre regarde comrae nne loi fondamentalede la democralie. II faut que le pelitpeuple soiteelaire par les principaux, et confenu par Jagravite de certains personnages. Ainsi, dansJa republique romaine, en rendant Jes sullra-ges secrels, on dctruisit tont; il ne fut pluspossible dcelairer nne popnlace qn i se perdoit.Mais, lorsqne dans nne aristocratie le corj'sdes nobles donne les suffrages (a), ou dans unedemocralie le Senat (3); comme il nest ques-tion que de prevenir les brigues, les suffragesne sauroienl etre ti öp secrels.

La Jnigue est dangereuse dans un senat ;eile est dangereuse dans un oorps de nobles :eile ne Test pas dans le penple, dont Ja nalureest dagir par passion. Dans les elals il nu])oint de jiart au gouvernemenl, il secliaufferapour un acteur comme il auroil fait pour les af-faires. Le malheur dune republique, cest lors-

(i) A Athenes, ou levoit les mains.( 2 ) Commeä Venise. (3) Les trente tyraus dAtlienes voulo-rent que les suffrages desareopagites fusseutpublics,pour les diriger ii leur faulaisie. Lysias, orat. contraAooeat. cap. VIII.