LIYRE IT, CIIAP. II. 83
rendirent sccrets dans les derniers temps deJa republique romaine furent une des grandescauses de sa clmte. Commc ceci se pratique di-versement dans differentes republiques, voi-ci, je crois, ce qu’il eil fant penser.
Sans doule cpie, lorsquele penple donne sessuffrages, ils doivent etre publies (i); et cecidoit etre regarde comrae nne loi fondamentalede la democralie. II faut que le pelitpeuple soiteelaire par les principaux, et confenu par Jagravite de certains personnages. Ainsi, dansJa republique romaine, en rendant Jes sullra-ges secrels, on dctruisit tont; il ne fut pluspossible d’celairer nne popnlace qn i se perdoit.Mais, lorsqne dans nne aristocratie le corj'sdes nobles donne les suffrages (a), ou dans unedemocralie le Senat (3); comme il n’est lä ques-tion que de prevenir les brigues, les suffragesne sauroienl etre ti öp secrels.
La Jnigue est dangereuse dans un senat ;eile est dangereuse dans un oorps de nobles :eile ne Test pas dans le penple, dont Ja nalureest d’agir par passion. Dans les elals oü il n’u])oint de jiart au gouvernemenl, il s’ecliaufferapour un acteur comme il auroil fait pour les af-faires. Le malheur d’une republique, c’est lors-
(i) A Athenes, ou levoit les mains.—( 2 ) Commeä Venise. — (3) Les trente tyraus d’Atlienes voulo-rent que les suffrages desareopagites fusseutpublics,pour les diriger ii leur faulaisie. Lysias, orat. contraAooeat. cap. VIII.