plus. Comme le medecin trouvoit que la mort approchoit, il priale Chirurgien d’ouvrir le cadavre , et de faire une inspection exactede la trachee. En conseqnence le cliriurgieu rapporta qu’il n’y avoitpas cu la moindre trace d’inflammation dans les poumons ; qu’im—mediatement au-dessous de l’ouverture de la trachee , il avoit trou-Ve une quantite de matiere qui lui avoit paru puriforme ; mais qu’iln’avoit pas remarque une memhrane etrangere , ni que les hronchesfussent remplies de pus. »
Ce cliirurgien qui etoit probablement le m^me que celui qui avoit tirddouze onces de sang a cet enfant , a du de son propre clief regarder s’iln’y avoit pas ici de rinflammation. Comme il dit des poumons positivementqu’ils n'dtoient pas enflammes , comme aussi on lui avoit recommanddd’cxaminer soigneusement la trachee, et qu’il ne dit pas qu'elle etoit enflam-mee, ne doit-on pas supposer que la trachde dtoit reellement libre d’inflam-mation ?
CAS. 8. Un garcon äge de qtiatre ans , fut saisi d’une toux et s 0 ixantb*d’une difficulte de respirer. Comme la maladie ressemhloit au soi-UN. Obs.disant croup , on appliqua a'abord des sangsues , et le lendemain onmit un vesicatoire. 11 parut en etre soulage, et pendant toute lasemaine il marchoit par la chamhre ; mais ^seulement il toussoit unpeu. Le dimanche suivant , M r . Home le vit pour la premiere fois.
11 le trouva plus earoue que des malades n’ont coutume de l’etre danscelte maladie. Le pouls etoit ti es-frequent; la respiration tres-diffi-cile. La deglutition etoit un peu genee ; et il y avoit une petite touxseche. Il vint au medecin l’idee que l’enfant pourroit avoir en memetemps une esquinancie , et il lui fit app/iquer des sangsues , fairedes f omentations avec les remedes usites en pareil cas. Le lundi larespiration etoit meilleure , et les autres symplömes paroissoient di-minuer. Mardi il fut de nouveau plus mal , et il mourut. »
«Dans la dissection on trouva -la dite membrane. Elle etoit blan-che , bien lenace et epaisse. 11 y avoit sous eile une matiere puri-forme de la longueur d’un pouce. Elle etoit jaunätre , et pas encoredevenue seclie. Les membranes propres de la trachee etoient entie-res , mais rouges et tres-enllammees. Dans quelques vcssies despoumons il y avoit une pareille matiere que dans la trachee.»