SOTXA.NTE-BEUX. Obs.
( 358 )
Quelle grande ei funeste intermission dans un cas de croup qui fut trou-\6 plus inflammatoire que tous les autres ! Y a-t-il une langue qui ail destermes assez forts pour blatner la coupable inconsdquence des me'decins qui,pour mettre eu vogue une hypothese , presemant des rapports tranclianls ,dont ils doivent cqnnoitre les modifications multiformes ; qui dans une ma-tiere oü selon leurs propres avis la vie de l'enfant depend de l’ide'e que lemedecin se forme du mal, relevent des circonstances qui doivent induiredans 1 erreur la plus fatale, lorsqu’elles sont considerees comme le carac-teristique d'un etat qui n'est qu’imaginaire; qui pour sauver les enfans ,etablissent des ide'es qui doivent les perdre. Pent-on s’aviser de porterun jugement sur la nature, l’analogie et la differcnce de l’astlime aigu deMiliar et de la suffocatio stridula de Home , sans prendre connoissancedes notices que ces deux auteurs ont donnees de leurs maladies ? Et lors-qu’ou a appris les histoires qu’ils communiquent, peut-on s'attacber au-tant aux intermittences qui , si toutefois eiles etoient caracteristiques, de-vroient avoir une signilication inverse de celle qu’ou a imagine de leurdonner ? Car ce cas de Home offre une grande intermission ; et ceux deMiliar etoient presque continus.
«t CAS. g. Une fille de quatre ans commenca le 20 octobre i ^63k tousser un peu ; mais eile supporloit encore le lendemaind’etre en plein air. Le soir la toux augmenta , et eile eut un rhumede cerveau. Le medecin de la maison, M r . Wood, arriva for-tuitement , et la trouva jouant. Comme il lui remarqua la respi-ration un peu difiicile , et qu’il trouva le pouls frequent, il lasaigna , quoiqu’au reste eile eut l’air de se bien porter. Le 21eile etoit plus mal. C’est pourquoi on appliqua un vesicatoire aucou , et un second entre les epaules , et on donna un lavement.Le 24 M r . Home la-xvisita. La respiration etoit courte , le poulsbattoit 180 fois par minute. Les urines formoient un Sedimentepais. On raconta qu’elle avoit crache une matiere que les pa-rens avoient pris pour du pus. D’apres la respiration le medecinjugea qu’il devoit y en avoir encore davantage. La malade man-geoit et buvoit sans didiculte. M r . Home lui donna en conse'quencela squille pour la faire vomir\ mais inutilement. Le 25 l’etat etoitle meme, Le medecin remarquoit un peu de pus dans les crachats.La respiration devint tres-courte et difiicile. Il lui Jitrespirer des