Qüarante
SIXSIEME
Observa-
tion.
QüARANTE'
SEPTIEJIE
Observa-
tion.
cet accident, surtout de l’enrouement et d’un son inaccoutume de latoux , accourt dans la cliambre a coueher des parens, qui, en voyantle danger oü etoit leur eher enfanl , me firent appeler sur le champ.Lorsque j’arrivai la respiration etoit eocore dillicile; cepeudant, äce qae les parens l’assuroient, eile etoit un peu moins genee. La voixetoit rauque, la touxeomme ä l’ordinaire dans cette maladie: La lievreetoit legere; mais la transpiration assez copieuse. Jeprescrivis aussitotun vomitif de tartre emetique et d’oxymel scillilique, dont l’effet fut,que le lendemainil n’y eut plus aucun Symptome de la maladie. »
Eil ce meine endroit sont rapporte'es les deux: observations suivantes,ainsi que celle que nous avons consignde sous le No 26, ci-dessus p. 289.
« Le lils d’un marchand de notre ville , dge de onze ans , nous offritl’exemple d’un cas , oii la suffocation paroissoit provenir des spasmes.En jouant avec des cartes , il fut saisi de pareils spasmes si violem-ment, qu’il jetoit les cartes, et qu’il poussoit de haut cris , crainted’etouffer. Etant appele aussitot, je ne fus pas peu eü’raye ä la vuede ce pauvre enfant. Car il n’y avoit qu’une demi - heure , que jel’avois vu dans la meilleure santc et jouant avec sa soeur qui etoitconvalescente d’une lievre chaude. Il etoit assis dans le lit, ayantle corps incline en avant; il avoit uue difficulte de respirer louteparticuliere, et surtout l’inspiration se faisoit avec un sifllement qu’onentendoit hors de la chambre. Le son de la toux etoit rauque etobscure (fuscus). Le visage de l’enfant qui au reste etoit maigre etpdle , etoit rouge , chaud, et, ainsi que tout le corps , en pleine sueur.Le pouls etoit petit et frequent. Enlin , l’enfant etoit dans les plusgrandes angoisses ; il attendoit ä tout instant la mort , et sollicitoitavec une voix rauque du secours. »
Il n’est pas dit de quelle maniere il a e’te gueri.
«M r . ÜLBURS medecin tres-dislingue de Breme, a vu plusieursexemples pareils. Son lils , garcon de la plus grande esperance , eutquelquefois des attaques de cette maladie avec des symptomes quimenacoient de suffocation. L’enfant , dejä un peu dge, demandoitdans ces acces instamment h etre saigne. Ce que beaucoup de mede—eins peu experts rejettent, comrn? n’etant pas necessaire. »
Cependaiu Mr. Albers nous apprend lui-meme que dans un pareil cas(Obs. 45 ) la saigne'e n’dtoit pas necessaire , et qu’un emetique sullisoit par-faitement.