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Iiuit heures il fat saisi tout d’un coup d’une toux singuliere , dans Quarante
laquelle il sembloit crier , pleurer et aboyer en meme temps ; ce < 2 UATR J> -
qui dura a peu pres pendant cinq minutes avec beaucoup de violen-
ce ’ Sorte que des personnes qui se trouvoient dans la salle voi-
sine , ne savoient qu’imaginer d’uu pareil bruit. Un medecin qui etoit
present, pensant d’abord a l’asthme de Miliar , donna sur le champ
deux grains de musc ä l’enfant. Un autre medecin qui arriva une
heure apres , refieohissant ä l’idee du croup , fit appliquer au larynx
deux sangsues , qui Jirent evacuer beaucoup de sang ■ et il ordonna
pour toutes les deux heures un grain de calomel. On frotla le cou
avec l'onguent napolitain , et dans la nuit on donna deux lavemens
de vinaigre et de camomille.
Le lendemain on continua ces remedes. La grande difficulte derespirer avoit d’abord diminue apres les sangsues • mais depuis il n’yeut plus d’ainelioration considerable. La nuit, en dormant , la res-piration deyint plus embarrassee, plus sifllante ; la toux plus fre-quente , pour ainsi dire plus convulsive , de sorte qu’on craignoitl’approche d’un nouveau paroxisme corarae il avoit eu la veille. Alorsle medecin qui etoit reste aupres de l’enfant, appliqua au cou descanlharides avec l’onguent napolitain ; ä peine cet onguent eut-ilete applique un quart-d’heure , que la respiration devint plus libre,la toux plus legere, et le malade continua k dormir plus tranquil-lfement. Ce vesicatoire fit un grand effet. Toute la peau du cou sedetacha ; il parut des vessies sur la poitrine, et il y eut de la demageai-son sur plusieurs parties du corps. Ce qui etoit arrive par la circon-stance, que la poudre des cantharides ayant ete melee avec l’onguentmercuriel, s’etoit dispersee apres que l’onguent eut ete absorbe ou re-pandu. L’enfant avoit si bien dormi qu’on ne s’etoit pas apercu del’effet enorme du vesicatoire qui etoit reste quatre ou cinq heures.
Le Jour sidvant on continua le calomel et on donna du musc avec lesirop de guimauve et de diacode. Le troisieme jour la toux etoit plushumide, et on s’apercevoit du besoin de donner quelque expecto-rant. Le qualrieme jour l’enjant prit un emetique qui le degagea debeaucoup de glaires. Le soir on lui donna une decoction du senckaavec le quinquina et l’oxymel scillitique. Le cinquieme jour on conti-
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