Druckschrift 
Découverte sur le croup, ou l'asthma synanchicum acutum
Entstehung
Seite
345
Einzelbild herunterladen
 

( 345 )

Iiuit heures il fat saisi tout dun coup dune toux singuliere , dans Quarante

laquelle il sembloit crier , pleurer et aboyer en meme temps ; ce < 2 UATR J> -

qui dura a peu pres pendant cinq minutes avec beaucoup de violen-

ce Sorte que des personnes qui se trouvoient dans la salle voi-

sine , ne savoient quimaginer duu pareil bruit. Un medecin qui etoit

present, pensant dabord a lasthme de Miliar , donna sur le champ

deux grains de musc ä lenfant. Un autre medecin qui arriva une

heure apres , refieohissant ä lidee du croup , fit appliquer au larynx

deux sangsues , qui Jirent evacuer beaucoup de sang et il ordonna

pour toutes les deux heures un grain de calomel. On frotla le cou

avec l'onguent napolitain , et dans la nuit on donna deux lavemens

de vinaigre et de camomille.

Le lendemain on continua ces remedes. La grande difficulte derespirer avoit dabord diminue apres les sangsues mais depuis il nyeut plus dainelioration considerable. La nuit, en dormant , la res-piration deyint plus embarrassee, plus sifllante ; la toux plus fre-quente , pour ainsi dire plus convulsive , de sorte quon craignoitlapproche dun nouveau paroxisme corarae il avoit eu la veille. Alorsle medecin qui etoit reste aupres de lenfant, appliqua au cou descanlharides avec longuent napolitain ; ä peine cet onguent eut-ilete applique un quart-dheure , que la respiration devint plus libre,la toux plus legere, et le malade continua k dormir plus tranquil-lfement. Ce vesicatoire fit un grand effet. Toute la peau du cou sedetacha ; il parut des vessies sur la poitrine, et il y eut de la demageai-son sur plusieurs parties du corps. Ce qui etoit arrive par la circon-stance, que la poudre des cantharides ayant ete melee avec longuentmercuriel, setoit dispersee apres que longuent eut ete absorbe ou re-pandu. Lenfant avoit si bien dormi quon ne setoit pas apercu deleffet enorme du vesicatoire qui etoit reste quatre ou cinq heures.

Le Jour sidvant on continua le calomel et on donna du musc avec lesirop de guimauve et de diacode. Le troisieme jour la toux etoit plushumide, et on sapercevoit du besoin de donner quelque expecto-rant. Le qualrieme jour lenjant prit un emetique qui le degagea debeaucoup de glaires. Le soir on lui donna une decoction du senckaavec le quinquina et loxymel scillitique. Le cinquieme jour on conti-

h\