Les reflexions generales sur les maladies des enfans, par lesquel-les MiLl/AR terrnine cet article, sont si interessantes, que nousnous plaisons a les faire suivre ici.
«II n J est pas du tout surprenant que cctte maladie n'aitpas ete bien reconrrue, et que Ia methode du traitementn’ait pas ete cornpleltement determinee, lorsqu'on considerecombien il est difficile d'oblenir une information raisonnablesur les maladies des enfans, et combien peu on apprend parlobservalion ordinaire. Un medecin peut rarement appli-quer ä la consideration d’une seule maladie aulant de sontemps , qu’il le faudroit absolument pour acquerir une justeidee de Fasihme; et lorsqu’il en forme son opinion d'apresles informations prises de ceux qui ont soin des enfans dansleur premiere enfance il est impossible qu’il ne soit gran-dement ahuse. »
a Mais ceci n*est point particulier ä la maladie dont nousvenons de parier. Nous devons atlribuer ä celte meme causela grande mortalite parmi les enfans en d’autres maladies.-»« Quelques medecins decourages par ces circonstances, etpeu satisfaits du defaut de succes , ont abandonne cette bran-che necessaire et utile de leur etat. De cette maniere le mals’est augmente j les pauvres petits souffrans ont ete livres ädes personnes ignorantes, et quelquefois soumis ä toutes lestorlures d 7 un temeraire et cruel empirisme. »
<c Selon un calcul ingenieux la moitie des enfans a Londresmeurent avant Fäge de cinq ans j si c^est lä le cas , cela offreune triste preuve de grands desordres ; car on ne peut sup-poser que ce soit le sort necessaire de l’humanite. Au con-traire , quoique les enfans soient sujels a plusieurs inconve-niens particuliers a cette premiere epoque de la vie ^ ils sontexempts de cette longue suite de maladies qui proviennentdans des adultes par le luxe , rintemperance et la debauche.