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devroit donc etre plus aise d’ouvrir la bouche pour res-pirer, ce que pourtant ils ne font pas; mais au con-traire, ils ferment la bouche par laquelle la respirationseroit libre , et travaillent ä respirer par Ie nez qui estobstrue. La toux , s’il j en a ( car quelquefois ii n’y en apas du tont) n’est pas grande; mais eile paroit pourla plupart avoir cela de carasteristique, d’etre courte etpar intervalie, et plus profonde qu’une toux ordinaire.Les enfans crachent peu en toussant, et il semble sou-vent qu’en toussant ainsi ils veuillent ravaler plutot querendre quelque chose. Quelquefois la fievre est moinsforte et n'est pas du tout en raison du mal, La mala-die donneroit encore en ce moment beaucoup de priseau traitement. Mais c’est principalement ici qu’on nes’y prend pas ordinairement comme il le faudroit.
La troisieme epoque est signalee par la respirationronflante et sifflante , par la difficulte et Talteration dela voix. Elle yient d’etre decrite, Elle suit bientot lasecönde epoque, et malheureusement sa guerison estaussi precaire, que sa diagnose est evidente; tandis quedans la premiere epoque il ne seroit pas moins facilede prevenir la formation de la maladie , qu’il est diffi-cile d’en reconnoltre alors la marche sourde et homicide.
Les trois epoques ne se suivent pas toujours dansl’ordre susdit. Quelquefois la maladie debute par une res-piration extremement oppressee , et une voix tres-basseet presque eteinte, ou par une respiration ronflante ,une voix profonde et criante avec de la toux, ce qui fait