CCLXVI
Weber.
I?! ucbsweilercu Alsacc.)
181 3 .
Kos indieat.ct notre trai-lement.
1817.
Ceux qui voadroient mettrc nne confiance particuliere dans ce dernier remede,trouveront dans la uoiice suivautc des l-aisons de s'assurer exactement des cir-consiances, sous lcsqnelles le foic de soufre poarra guerir le croap. «Encou-rage par la guerisou d’un cas de croap» dit M r . Weber , ( Horn, Archivfür mediciuische Erfahrung. 1816. p. igi)«je ne crus pas cette maladie moitiesi dangereure que plusieurs antenrs la disent. Mais des experiences ulterienres111c persuaderent de mon crreur. Dans an cas, apres 4 ° l>oures, et dans nn autrecas, apres 3 o lieures , que le croup avoit eclale, le foie de soufre n'aida plus.Yoici l'hisloire du secoud cas : »
«Le 20 Oclobre , 181 3 , ä une heure de la nuit, an garcou de 8 huit ans futsaisi du croup. Le lendemaia pendant l’intermissiou il se plaignit d’one donleurfixe dans le larynx qu’il avoit deja eae la veille. La toux etoit enronee et rau-qae , le poals plein et an pea dur , mais pas frequent. Trois sangsues au cou ;toutes les deux heitres friction au cou avec l'onguent rnercuriel simple ; lautesles trois heures un lavement de vinaigre ; toutes les heures et demie 4 grains deoalomel avec six grains de racine de jalap ; et encore toutes les heures et de•mie ou deux heures une petite cuiller ä bouche de la mixfure : R. Rad. seneg.aij. coq, col. fiv adde Tr. Valer. amrnon. 3 i. Syr. alth. 3;'. M. L’enfant eut 3legeres selles mnquense9. 3 o heures apres le preinier paroxisme , il-en ent unsecond moius fort , mais le pouls etoit plus frequent et la respiralion plusagitee et sifflantc. Je prescrivis cinq grains de J'oie de soufre pour etre donneschaque heure , et ä la troisieme heure■ une poudre de calomel, Les deux pre-mieres doses da foie de soufre furent rendues avec quantite de glaires de l’esto-niac. Pendant la journee il y eut G fortes selles muqueuses etverdätres. Le soiril y eut un troisieme acces avcc chaleur , une respiralion tiranle , et du räle-ment. Le calomel fut donne alternalwement avec le foie de soufre d’heure cnheure; la dccoction du seneka Jut repetee en ajoutant deux scrupules d'cethervitriolique et un peu plus de sirop. Dans la nuit il y eut des sueurs froides etvers le matin l’enfant etoit si enroue qu’il ne pouvoit plus proferer une parole.Yers midi il craclia une membrane saus etre soulage. A 2 heures l'oppressionextrdme de la poitrine fut soulagee a mesure que deux sangsues sucoient ; eteile cessa ’ entieremenl apres un quart-d’henre oü le malade craclia une quantitede pus avec un second morceau de memhrane. L’enfant recouvra alors toute savoix. Apres une heure il la perdit de nouveau. Le soir il n’y avoit plus d’cspoirjmais il ne mourut que le lendemain, 23 Oclobre, ä midi, » La methode d'Aumis-rietii a ete depuis suivie par l’auteur avec plus de succes.
Une des causes de la difference eutre ces traitemens peut etre: qn’a plusieursauteurs cette maladie s’est reellement presentee avec un different caractere. S’ilen est ainsi , et si d apros des cas individuels on a propose des traitemens gene-raux , on est en droit d'admettre , que mime ces cas individuels n’avoieut paseui hien appiecies. Car uu cas individuel de maladie n est pour ainsi dire qu’unccttain quolient j tute foucUon do la maladie generale f c’est-a—dire de la mala-«