CCLYIII
VoGTi^
(Rostock.)
1795.
mienne est necessaire ponr determiner si 110ns trouverons dans le mercnre unromede certain contre cette maladie. Qnclqnes-nns de nies malades se retablirentSans que le mercnre ait eie donne, ou lorsqu ll ne 1 a ete qn en qnanllte insnf-fisante ponr prodnire quelque effet. En denx cas traites par mon frere , il futdonne sans succes. De plus la maladie etoit moins grave vers la fm de la Consti-tution epidemiqne , epoque k laqnelle on adopta cc plan. De sorto qu’en admettantque tous les malades qui se retablirent par ce traitement, avoient ete gneris parle mercure, il ne s’ensuit pas que les niemes effets eussent ete produits s’ilavoit ete donne dans les premiers cas. Ce remede merite pourtant des experiencesulterieures, la metliode ordinaire de traitement ayant eu si peu de succes.» c.d.p.421.
L’angine membranense exige presque le mdme trailpment que la veritableinflamruation de la tracliee, D’abord des saignees fortes, des sangsnes an larynx,des vapenrs et des cataplasmes emolliens, des vesicatoires , des synapismes , deslavemens , des bains des pieds et des mains , des remedes aperitifs et rafrai-ebissaus. Je ne connois point de cataplasmes plus emolliens pour etre appliqnesan cou , qne denx onces de farine de lin bonilli avec de Tean en forme de cataplasme ,anquel on mele i 5 graius d’opinm en poudre. Le Dr. Kühn a vu les prenvesles plus frequentes de l’efficacite du calomel. Lorsqu’il pouvoit l'employer desle commeucement, auenn malade ne perissoit plus. 11 ne tire pas meine du sangdans des cas nrgens de pletbore. 11 donne k nn enfant de 2 ans 5-6 grains decalomel 2-3 fois par jour, Pt 4 il regarde le malade comme perdn rorsqu’en 6 outout au plus eu 12 lieures de temps il n’y a pas du mienx. Un antre medecinä Pbiladelpbie , Dr. Redsiann, confirme la meme chose. 11 donne aux plus politsenfans toutes les 3 lienres 3 grains de calomel jusqu’a ce qn ils out recu tägrains , et qn’ils sont bien purges. D’antres medecins eberebent a emp^cher ccteffet par nn peu d’opinm. Les emetiques que quejqnes - uns recominandentautant, devront pourtant sans dontc etre employes avec prudence. La plupartdes experiences appronvent les vapenrs de vinaigre avec de l’in'nsion desnrean , qui selou Michaelis font exlremement gonller les concretionspolypeuscs dans les voies aeriferes. D’apres les experiences d’un cxcel-lent praticicn , les vapenrs d’une infusion de seneka et de fleurs d’ar-nica avec de la gomrne ammoniaqne me paroissent preferables. Dans un clatevidemment spasmodique ces vapenrs seront trop irritantes; et de seules vapeursd'eau avec une dissolntion d’opium seront plns süres et meilleures. la trachco-tomie ne sera utile que rarement. Les saiguees enormes qne Michaelis et d’au-tres medecins americains emploient, et qne ni le pouls ui l’epoqne avancce dela maladie ne doivent cmpcchcr , ne peuvent etre convenables que dans des caspnrement inllammatoires, ce qui certainement peut qnelqaefois avoir lien. Maissouvent il n’en est pas ainsi.— 11 n’est certainement pas rare qne le mal soitcomplique , ct on ne sauroit bien traiter ce mal saus avoir egard k cette cir-consiance.— La prudence enseigne de ne pas negliger la moiadre toux catarrliale