Orvalc. 780
feuilles n'ont qu'une saveur fraîche, un peu acerbe,
On trouve celle plante, souvent avec sa fleur, dansles boutiques. On la sèche aussi sans fleurs. Elle estméconnaissable aux caractères des feuilles qui ressem-blent assez à celles de la sauge, mais sont beaucoupplus larges; à la saveur et à l'odeur qui lui sont pro-pres, et dont elle ne perd rien.
Si l'orvale était aussi souvent employée que la sauge,on pourrait la prescrire sous les mêmes formes, maison n'emploie guère que l'infusion d'une forie pincéepar pinte d'eau.
Comme les autres sauges elle est tonique ; elle exciteles organes de la digestion et la peau. On l'a conseilléedans les langueurs de l'estomac et des intestins; d;msles pâleurs, ia stérilité, et dans d'autres circonstancesaussi peu déterminées, ce qui prouve qu'on a matobservé ses effets. On l'a prescrite en lavement dansles coliques venteuses. Dans le nord on la met dansla bière pour remplacer le houblon , et on peut donnerla saveur du muscat au vin dans lequel on la fait in-fuser. L'une et l'autre de ces boissons deviennent eni-vrantes à son moyen, et c'est encore une propriété quimériterait d'être mieux étudiée dans l'orvale, si onl'employait davantage. Ma/â, soit à cause de cette in-certitude de ses effets, soit qu'on lui préfère la sauge,les médecins la prescrivent rarement, et elle est aban-donnée à la médecine populaire.
L'orvale fleurit au mois d'août, croît plus commu-nément dans les départemens méridionaux où elle estbisannuelle) et se cultive dans les jardins, en semantsa graine en automne, et en la repiquant aussitôt quele plant est assez fort, à huit à dix pouces de distance,dans une terre légère.
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