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484 Eupkraise.
tes que la corolle et à anthères bilobées, brunâtres ;style de même longueur a stigmate obtu?. Pour fruitune capsule à deux loges contenant de très-petitessemences.
Plante de moins d'un pied, à tiges droites, sim-ples ou plus souventramei.ses, arrondies, rougeâtres ,très-peu pubescentes et portant des feuilles petites,alternes ou opposées, sessiles, ovales, à dents aiguës,d'un vert foncé et marquées de sillons. Les racinessont petites, fibreuses et jaunâtres.
Toute celte plante est inodore, et n'a qu'une saveurherbacée, à peine amère On la sèche dans les bou-tiques où elle reste facile à connaître à ses petitesfeuilles dentelées, au milieu desquelles ses joliesfleurs ressortent encore.
On l'a conseillée en poudre , à la dose d'un grosà trois, dans une infusion de fenouil ou de touteautre plante plus active qu'elle; on l'a fait infuserdans le vin ou macérer dans le moût pendant lafermentation, pour en donner quelques onces par jour.On trouve toujours son eau distillée dans les phar-macies, parce que la routine la fait encore servir quel-quefois en collyres. Enfin, le suc delà plante fraîche ,peut-être la seule préparation de l'euphraise quipuisse avoir quelque aetion, n'est plus même em-ployé par les médecins. On a été jusqu'à conseillerde fumer cette plante comme le tabac , et mêmejusqu'à donner le nom d'optiques à des pilules où elleentrait.
Toutes ces préparations résultaient de l'erreur quifaisait penser que l'euphraise possédait une propriétéspéciale, dite ophthatmique , qui la rendait propreà fortifier la vue, à guérir le larmoiement, la cata-racte , et surtout l'ophthalmie ; on lui faisait mêmel'honneur d'en défendre l'usage quand l'irritationétait très-vive. Toutefois, lorsqu'on la donnait, on necraignait pas de lasser la patience des malades pen-dant plusieurs mois. Cependant, que penser de tousces éloges, si on se rappelle que la confiance qui les