Calamfiit.
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ment des espèces de verticiltes munis Je petites brac-tées étroites et pointues, arec une tête arrondie, ter-minale. Calice tubuleux, cylindrique-, strié, à cinqdents aiguës, trois en haut et deux en bas, formantdeux lèvres peu marquées; corolle labiée , poilue audehors , à lèvre supérieure échancrée et un peu pluslarge que les trois divisions de la lèvre inférieure;quatre étamines à anthères oblongues , saillantes horsde la corolle; style filiforme, aussi long que les éta-mines, à stigmate bifide. Quatre semences nues aufond du calice dont l'ouverture se ferme par des poilsà leur maturité.
Plante, de deux pieds environ , à tiges dressées ,branchucs, fermes, carrées, velues , et portant desfeuilles opposées, pétiolées, ovales un peu pointues ,dentées en scie , molles, velues, à nervures obliques ,et d'un vert peu foncé, surtout en dessous , la racineest peu forte et fibreuse.
L'odeur du calament est faible. En l'écrasant on luitrouve un peu de celle de la matricaire, tandis quela saveur le rapproche davantage de la mélisse, maise^stbien plus piquante.
Quaud il est sec on peut le reconnaître aux carac-tère de la plante verte, bien qu'il prenne l'odeur etla saveur des menthes. Ou le trouve encore dans lesboutiques d'herboristes, mais les médecins le con-seillent rarement. On l'employait en infusion commeeinménagogue, ou en décoction comme résolutif àl'extérieur, et il entrait dans une foule de formulesaujourd'hui oubliées.
Ses propriétés n'ont jamais été bien déterminéesquoique son usage soit ancien. Il parait qu'il parti-cipe davantage des propriétés des menthes que dugenre mélisse dont il fait partie. On fera donc bien dene point l'employer comme succédanée de la mélisseavant que de nouvelles observations aient fait con-naître d'une manière plus précise ses véritables pro-priétés.
Il fleurit comme la mélisse depuis le mois de juin