i48
Astringent.
\m
r
I
C'est principalement au tannin et à l'acide galli-que que les plantes astringentes doivent les propriétésdont elles jouissent ( 108). Elles sont ordinairementinodores (86), et toujours d'une saveur acerbe ( 72 ) ;produisent dans la bouche une sorte de resserrementqui donne l'idée de l'effet médicamenteux qu'ellestîoi\ eut produire ; en sorte que plus leur saveur acerbeest prononcée, plus leur action est puissante. Il fautplacer au premier rang- les racines de bistorte , debenoîte , de quintefeuilie, de tormentille, de garance ;les écorces de chêne, de saule blanc, d'orme; lescynorrhodons, les balaustes, les roses de Provins, lesumac, les coings, et quelques autres ; mais après celles-là nous avons une foule de plantes qui possèdent la pro-priété astringente à un faible degré , telles que lapervenche, l'aigremoine, la ronce, la filipenduie, lasalicaire, le géranion robertin , la scolopendre , lepied-de-lion, la bugle, le plantain, etc., etc. On nedoit s'en servir que lorsqu'on ne veut produire qu'uneastriction très-légère.
319. Je divise les astringens en généraux et locaux,parce que, comme dans les autres classes , il ne paraitpas y avoir de plantes astringentes susceptibles deproduire d'action spéciale sur tel organe plutôt quesur tel autre. J'appelle astringens généraux ceuxque l'on administre à l'intérieur; mais étant tous ca-pables d'une action locale, je ne fais cette distinctionque pour indiquer la possibilité de l'action générale.En effet, lorsque l'on arrête une hémorrhagie de l'u-térus ou un écoulement de l'urètre, au moyen d'unetisane astringente, il est bien probable que l'on agitpar une impression générale des principes styptiquesqui vont, en circulant avec le sang, et en ranimantle ton de tous les tissus, produire un resserrementplus prononcé sur la partie d'où l'écoulement a lieu ,parce que là le relâchement est plus grand dans les-vaisseaux capillaires. Il en est de même dans certaineshémoptysies ou hématuries , dans les incontinencesd'urine avec faiblesse, les fleurs blanches, etc., etc.Dans les diarrhées passives, les anciennes dysente-