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les fièvres inflammatoires et autres maladies où unesueur critique s'annonce. Dans tous ces cas on conçoitqu'il faut aider l'action émolliente par une plus fortechaleur et une plus grande abondance des boissons ,et surtout par le repos dans un endroit chaud, et dansun lit où l'on doit se beaucoup couvrir. C'est ainsique l'on produit une sueur salutaire dans le catarrhepulmonaire, le rhumatisme aigu et les exanthèmes fé-briles, quand les forces vitales ont besoin d'être dimi-nuées, et que le relâchement général peut amenerune détente à la peau, favorable à l'éruption. Lesémolliens que l'on emploie plus spécialement commediaphoniques sont la bourrache, la buglose, le co-quelicot , le capillaire , la racine de bardane, de scor-sonère et quelques autres plantes mucilagineuses ana-logues.
ao5. Je viens de dire que la première conditionpour produire la sueur était de boire une grandequantité de liquide aqueux; il en est de même pourfaire rendre beaucoup d'urine; et c'est pour cela quele meilleur diurétique est l'eau. Mais, comme pourles autres divisions de plantes que je viens de passeren revue, il n'y a point de diurétiques absolus quiproduisent toujours, par une action spéciale, uneplus grande sécrétion d'urine ; il faut pour qu'uneplante amène cet effet, et par conséquent mérite lenom de diurétique, que se* propriétés la rendent propreà combattre l'affection qui diminue la sécrétion uri-naire, ou à modiûer la disposition organique actuelledes reins, de manière à leur faire sécréter une plusgrande quantité d'urine. Or, ici je ne veux faire men-tion que des diurétiques émolliens. Voyons de quellemanière et dans quels cas ils agissent.
Si par l'effet d'une maladie aiguë les reins, organessécréteurs des urines, sont dans un état d'irritation,de spasme tonique , d'inflammation même , en don-nant une boisson émolliente, relâchante, on produitd'abord une détente générale à laquelle les reins par-ticipent ; en outre on agit plus spécialement sur cesorganes en faisant boire la tisane eu grande abondauce