m
rII
i
'
I
■
■
■
r '
134 EmoUiens.
douces , et surtout I'haile qu'on en retire , les figues,les jujubes, et toutes les plantes analogues. C'est pres-que toujours l'eau qui sert de véhicule, sauvent le Jait,jamais le vin, le vinaigre, ou d'autres liquides quine seraient pas adoucissans. Tous les remèdes béchi-ques sont encore rendus plus caïmans par l'additiondu sucre ou du miel, en assez grande quantité pourdonner une saveur agréable, saveur qui contribueaussi à diminuer la toux.
202. Dans une inflammation des poumons, catar-rhale ou autre, lorsque la toux n'est pas très-incom-mode , que la chaleur, l'irritation, la douleur, l'op-pression et tous les signes de la phlogose sont plusprononcés, tous les béchiques dont je viens de parlersont encore donnés, mais alors sous le titre de pecto-raux.
2o5. Quand la toux est sèche, ou si l'on peut suppo-ser que l'expectoration n'a pas lieu, parce qu'une tropforte iiritation tient fermés tous les vaisseaux exhalansde la surface muqueuse pulmonaire, les béchiques etles pectoraux dont je viens de faire mention sont lesmeilleurs expectorons.
30/4. Les emolllens peuvent aussi agir sur la peau,non j as directe in ni comme je l'ai dit ( 191$ j en par-lant des émulliens généraux, mais par sympathie lors-qu'ils sont introduits dans l'estomac, et de manière àaugmenter les fonctions sécrétoires de la peau. C'estainsi qu'ils deviennent diap ho reliques on sudorifl-oues. Je ne m'arrêterai pas à la distinction subtileque l'on a essayé de l'aire entre ces deux ordres demédicamens; je lis suppose synonymes.
Les plantes sudoritiques tirées de la classe des émoi-liens sont peu nombreuses; celles qui produisent ie plusordinairement la diaphorèse sont plus souvent de laclasse des excitans. Cependant lorsque le défaut detranspiration est dû à une grande sécheresse de la peau,à de la chaleur générale, à une forte irritation , ou àune inflammation aiguè, en produisant un r<lâche-ment général, au moyen des boissons émollientcs, onramène la transpiration. On la provoque aussi dans