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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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4 Plantes exotiques.

ces intermittentes pernicieuses dont un premier accèsa aiï connaître le danger, et qui montre la nécessitédt prévenir le second, ou au moins de le modérer, pourque la vie ne soit pas compromise; dans ces cas, lesprôneurs les plus enthousiastes des succédanées duquinquina n'osent pas remplacer ce moyen puissant,ce moyen unique de salut, qui triomphe alors quoi-que combattant dans des mains ennemies.

8. I.'ipéeaeuanba,beaucoup mieux connu depuis quedes observations récentes ont été publiées sur ses diffé-rentes espèces, est cependant encore resté sans rempla-çant parmi nos plantes indigènes. Il offre aux prati-ciens un vomitif sûr, et jamais dangereux, puisque,à quelque dose qu'on l'administre, il est toujoursvomi et ne peut pas déterminer d'inflammation. C'esten cela que le cabaret, les euphorbes, etc., sont loin'dele pouvoir remplacer : elles ne sont vomitives qu'enirritant fortement l'estomac; et elles l'enflammentmême si la dose n'en est pas bien réglée.

9. Enfin, c'est parmi les excitans du canal intesti-nal, les purgatifs, que se trouvent plus de médiea-mens exotiques jusqu'ici restés sans remplaçans dansles plantes d'Europe. Ainsi aucun de nos purgatifsdrastiques ne peut être comparé au jalap ; nous nepouvons obtenir la purgation tonique de la rhubarbede ia Chine, que par la môme plante cultivée dans lemidi de la France, encore n'a-t-elle pas tous le&effetsde la première; enfin nous ne connaissons point deplantes qui agissent sur le gros intestin comme l'aloës,et peut-être que la manière de purger du séné n'estpas aussi facile à imiter qu'on le pense communé-ment.

10. C'est à ce petit nombre de médicamens ques'appliquent les réflexions que j'ai faites plus haut( 4 ) en faveur des exotiques; si quelques autres sem-blent encore se recommander par la difficulté de lesremplacer, telles que la cannelle et la vanille, ellesn'offrent pas assez d'importance, comme médicamens,pour que je m'y arrête; il ne faut donc pas, ce mesemble, étendre à plus de sept à huit substances la