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Les graifTes de poules , de canard & d'oye, onc une meine vertu pour cet on-guent, on pourroic abreger la compofirion en n'y mettant que Celle d'oye au poidsdes trois •, le beure &c la graifTe de porc faifant ici un meme efFet, on pourroic met>Ire du beure au poids des deux ; il eft inutile d'ordonner des trochifejues de myr-rhe &c de la myrthe , je voudrois employer de la myrrhe feule qui produira unmeilleur eftet que les trochifques. Voici donc comme je ferois d'avis qubn abre-geät cette compofirion.
Onguent pour fuciüterVaecouehement t reforme'.Prenez. de l'axonge d'oye, une denn livre ,Du beure nouveau f trois onces ,De l'huile d'iris , une once ,De U myrrhe y trois dragmes,De la racine d'arifloloche ronde , deux dragmes ~De la canelle & du florax , de chaeun une dragme.
Melez. le tout, & faites-en un onguent.
Onguent fomnifere.
Trcnet.dc Vhuile exprimee de noix mufeade, deux onces,De l'huile de noyaux de peches & du fucre de faturne , de chaeun deux onces *De l'opitm > deux dragmes ,Du camphre & du mufc, de chaeun deux ferupules.
Melez. le tout , & faites-en un onguent felon l'art.
R E M A R QJJ E S.
On coupera l'opium par petits morceaux, on le fera deflecher par une doucechaleur , pius on le meerra en poudre dans un mortier avec le mufc, on y melera lefei de Saturne, on diflbudra le camphre dans rimile de noyaux de pefche, on lique-fiera für un feu tres-foible, l'huile de mufeade , on y melera les poudres Sc la dif-folution du camphre, pour faire un onguent qu'on gardera au befoin dans un pocbien bouche.V>rtu$. ® n sCn ^ ctt P our exc ^ ter ^ fommeil, on en frotte les tempes, il calme lesdouleurs.
Le mufc & le camphre qui entrent dans cet onguent fönt plus capables d'empe-cherle fommeil que de l'exciter a caufe de leur odeur; il fe peut meme faire que lemufc provoque des vapeurs aux femmes qui fe ferviroient de ce remede, je feroisdonc d'avis qu'on retranchat ces deux ingrediens.
On peut dire auffi que l'huile de mufeade eft un pen trop odorante pour etre em-ployee en /igrande quantite dans un onguent fomnifere. Si on lui iubftituoiti on-guent populeum, le remede en agiroit mieux.
Onguent de fucs, d'Jrantius.
Prenez, de l'huile rofat, une livre & demie,Des facs de plantain, de morelle, de petite eentauree & de patience, de chaeun trois
onces.
Faites-les boiiillir enfemble jufqu'a confompt'ton desfues, enfuite ajoutez*-yPe U cire blanche, quatre onces.