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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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Mere deBaume.Baume pa-ratitique.

HuikdeBaume.

Baume dejnccin.Vertus.Pole.

$ 5 5 PHARMACOPE'E

niflent enfemble", on bouchera le vaifleau , & on laifferala matiere en digeftion enun lieu chaud pendant fix jours, on la placera enfuite dans im fourneau au bain deccndres, Sc y ayant adapte un recipient Sc kitte exactementles jointures, ondonne-radelfousun feu du premier degre, qui nechauftera quepeu la cornue, Sc qui ferapar confequent diftiÜer la liqueur tres-doucement: On continuera ce degre de feupendant 48 heures,& Ten retirera cette premiere liqueur qu'on trouvera claire com-me del'eau dansle recipient pourh. garder dans une bouteille bien bouchee. Onreadapterale recipient coninic devant, & ayant augmentele feu jufqu'au fecond de-gre chi un peu plus förtjOn fera diftiller une liqueur claire,mais jaunätre & huileufe :quand ll ne viendra plus rifen par ce degre de feu,on rirera du recipient cette Cecondeliqueur pour la garder dans une bouteille apart. On readapterale recipient 6c Vonaugmentera le feu peu ä peu jufqu'au quatneme degre, il fortiraune liuile vifqueufe& epaifTe de couleur brnne, noirätre , on continuera lc feu jufqu'a ce qu'ilne diftil-le plus rien ; on gardera cette troifieme Sc derniere liqueur a part.

La pi-emiete liqueur diftillee eft appellee Mere de bäume, la feconde Baume Para-lytiquc , Sc la troifieme Huile de Baume. Ces liqueurs fonr bonnes pour fortifierlesnerfs , pour gucrir la paralifie naiflante, Sc les convulfions etant prifes interieure-ment Sc appl iquees exceneuremenr.

Cette corapofition de bäume a beaucoup de rapport avec celle du bäume blanc deFioraventi,& je crois que ces deux baumespoffedent des quaütes fortapprochantes,je preferero'.s pourtant ce dermer a l'autrepourla paralifie &pour les autresmala-dies des nerfs, a caufe de la nature des drogues balfaraiques Sc fortifiantes qui y en-trenr.

Baume ou beurrc de fuccin y de Baten?.

* Prenez. du fuccin blanc mis enpoudre trh-fubtile, deux onces ,"De l'buite de terebtntbine , demi »nee.

On les laijferafort Itmg-temps expofez* au Soletl, & jufqu'a ce que le fuccin fo'itfarfattement dißaut.

R E H A K QJJ E S.

On pul veri fera fiibtilement le fuccin, on le mettra dans un matras, on verfera.delfus l'huile de terebentine, 011 expofera le matras au foleil, on l'agitera de temstems, Sc on l'y laiflera jufqu'a ce que le fuccin foit pari aitement diilbut ? la dillblu-tion iera le bäume de luccm.

II eft propre pour fordfier le cerveau «Sc les nerfs, pour les convulfions, pourlepileptie , pour lesmaladies hifteriques , pour exciter l'urine. La doie en eil de-puis une goutte jufqu'a fix.

Comme le fuccin eft gras Sc huiletix , il peut fe difloudre dans les builes, mais ccn'eft pas en peu de tems, le blanc qui eft le plus pur, a plus de facilite a fe diilöudreque le jaune, on demande qu'on expole le matras au foleil pour exciter la diftolu-non de la mariere ; mais au defaut de cette chaleur 011 peut fe fervir d'une digeftionfaite par un feu ordinaire.

A Poccafion du fuccin dont il eft f tit ici mention, Pbn peut voir dans mon Traiteuniverfel des Drogues, a la Diction Karabe, ( qu'on appeile en Francois ambre jau-ne , ou fuccin) les fentimens partages des Anciens Sc des Modernes für la harnte cvl'origine de ce mixte, qui felon les derniers eft un bitume , Sc felon les autres unemariere qui durcit comme de la pierie. Mais j'eftime J'opinion des Anciens prefe-i&ble a celle des Modernes»

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