UNIVERSELLE. S%
R E M A R QJU E S.
On prendra de l'c'corce exterieure de citron nouvellement feparee & purifiee defa partie blanche qui eil la moms fpiritueufe, on la coupera bien menu &: on la me-tra dans une cucurbite de verre ou de grcz, on verfera deflus l'eau de vie,on c'ou-vrira le vaiffeau de fon chapiteau, on y adaprera un recipient, Sc apres trois ou qua-tre jours dedigeftion , on iera diftiller i'humidite au feu de fable jufqua ce qu'il nerefte qu'environlequart de la liqueur au fond de la cucurbite,cequi iera la partie laplus phlegmatique. On melera dans l'eau diftillee, le fucre de citron qu'on aura au-paravant bien depure & filtre , 8c la teinture de fafranfaite dans l'efprit de vin , onaura l'elixyr de citron qu'on gardera dans une bouteille bien bouchee.
Quelqucs-uns y ajoutent du lucrepour le rendre plus agreable au goiit, on peutmeine le parfumer avec quelques grams de nuifc Sc d'ambre.
Ii rcjouit Sc fortifie le cceur , il refifte au mauvais air & ä le malignitc des hu- Vertus.meurs, on s'en fett dans le tems de pelle. La dofe en eil depuis une dragme juf- Doie»qua. fix.
La teinture de faffran eft mite ici principalement, pour donner a la liqueur unecouleur de citron, mais eile Im communique aulli une vertu cordiale.
Quelques-uns retranchent de cette def cription le fuc de citron, ce que je trouveaflez a propos , parce que cet acide fixe en quelque maniere les volatils du remede,& empeche qu'il n'agiife fi bien qu'il feroit, car fon prineipal eflet eil d'agiter lesefprits, d'augmenter un peu le mouvement du fang , de rarefier les humeurs tropgroifieres Sc de les chafier par la tranfpiration.
L'eau de vie qui eil fulphuteufe eft trcs-convenable pour extraire la fubftance hui-leufe ou eflentielle de l'ecorce de citron dont la diftillation enleve la partie la ph sfpiritueufe , mais j'ellime qu'on rendroit l'elixyr au moins auffi falutaure , fi l'on fecontentoit de tirer une forte teinture d'ecorce de citron dans de l'eau de vie fans-lafaire diftiller.
Etixyr camphre , tTHartman.
Trenez, de l'efprit de vin reäifie , une cbopitie,Du camphre , une once &demie t du faffran oriental, denn ferupule.
Apres avoirpile le camphre, d faut le dijjoudre dans l'efprit de vin , puis ymettre lefaffran fufpendu dans unnouet , aßn de donner a l'efprit une teinture doree»
R E M A R Q^U E S.
On mettra le camphrebrifi par petits morceaux dans un matras, on verfera deflosl'efprit de vin , on bouchera le vaifleau exa&ement, on l'agitera de tems en temsjufqua ce que le camphre foit diflbut, on verfera la diflbiunqn dans une bouteillequ'on bouchera exaclement, ce fera l'elixyr de camphre ou l'efprit de vin camphre.Si on lui veut donner une couleur doree , on envelopera demi ferupule de faffrandans un noüet qu'on attachera parun fil au col de la bouteille , & qu'on laiilera in-fufer fufpendu dans la liqueur.
Cet elixyr eil propre contre la pelle, pour preferver du mauvais air, pour les ma- Vertu»Luhes hyfteriques, pour l'apoplexie, pour l'epileptie: La dofe en eil depuis fix goty:- Dafs*tes jufqua vingt.
Comme cettte Operation n'eft proprement qu'une diflolurion de camphre dans del'efprit de vin , on peut fe re'f erver a la preparer für le champ quand on en aura be-foin, car le camphre etant une matiere toute fulphureufe , il fe diflbut enpeu de:
R r r r r iij