Venus.
Dofe.
Vcrtus.Dofe.
85 4 PHARMACOPFE
Pour rendre cet clixyr plus agreables augoüt, on l'adoucira avec deux onces dequelque fyiop pe£toral comme avec celui d'hyflbpe.
"II eft propre pour l'althme, pour deterger les ulceresdu poumon, pour rarefier 8idiffiper la pkuite vifqueufe, pour fortiher le cerveau, pour abatcre les vapeurs ,pour exciter ks mois aux femmes. La dofe en eft depuis une dragme jufqu a trois.
Cet elixyr lera bon pnncipaiement dans les pays froids pour des perfonnes detemperaments phlegmatiques &c robuftes, mais h on le mettoit en ufage dans lesclimats chauds ou temperez pour des perionnes maigres Sc fanguines, il y aurok acraindre qu'iln'allurnat la fievre, 8c qu'il necaufat plus de mal que de bien, il eila la verire neceiläire d'employer des remedes rarefiants dans cecte maladie pour at-tenuer ou difloudre les obltiuctions qui (e lont faites dans les hbres des poumons 8cdu diaphragme, mais on en peur employer de plus doux , ou qui agitent moins lamalle du fang que ceux qui fönt ici deerks.
Elixyr antie'piltptique , de Cv&ton.
Trenez, des grains de tillot cuedhs en automne , deux onces.
Des cendres de petites Corneilles Urea de leurs nids, de Celles de tourtcrellcs & de trä-ne humain calcine. de chaeunes une once,
De la fiente de Hon denn once.
Verfem für ces drogues de Vefprit de vin en teile forte qu'il fuinage de trois dotgts.Laiffez*-les en digeßien pendant trots jours , puis filtrez, la teinture , aj utex.-y tri'
fuite autant de vin d'E/pagne que d'e/prtt ae vm , & quatre onces tie fucre candi.
Tirex, en fuite lefelpar la calcination des feces , & dijfolvez.-le dans l'elixyr.
REMARQUES»
On aura dix-huit ou vingt petites corneilles tirees de leurs nids, trois ou quatretourterelles & enyiron trois onces de crane humain, on briilera 8c Ton eskinera letout enfemble, on melera les cendres 8c le crane calcine & reduit en poudre, avecles grains de tillor cueiliis en Automne concalfez 8c la fiente de Hon, on mettra lemeiange dans un matras , on verfera defllis de l'efprit de vin jufqu'a la hauteur detrois doigts, on bouchera le vaifleau, on le placera dans le furnier chaud pour y laif-fer la matiere en digeftion pendant trois jours, on flltrera enfuite la teinture , & onla melera avec un poids egal de malvoifie ; ou fera bruler & calciner le maix qui femrefte dans le matras, on en tirera le fei par la leillve , on diflöudra ce fei, & fe fucrecaridi pulverife dans la liqueur en les agitant enfemble dans im monier de marbre,puis on mettra la diflolution dans une bouteille , ce fera f elixyr.
II eft propre pour l'epileptie, pour l'upoplexie , pour la paralifie , pour la lethar-gie. La defe en eft depuis une dragme jufqu a trois.
Cette defeription eft mal imaginee, car en calcinant les corneilles, ks tourterel-les & le crane humain; on fait diffiper toivre le rr vertu , qui conflftok dans le fei vo-latil & dans l'huile, de forte que l'efprit de vin ne trouve plus rien dans les cendresqu'il puiffe extraire, & il ne s'empreint que de la fubftance des grains de tiliot Scde celle de la fiente de Hon ; il ferok donc beaueoup plus a propos d'employer ici lecrane humain rape & les oifeaux plumez 8c coupez pai" lporceaux , mais comme laplus grande partie du fei volatil qui en fait la principale qualke , refterok dans laeucarbke , 6c feroit; confume par la calcination qu'on fait du marc. Je ferois d'avis
qu'on