UNIVERSELLE. £ i?
d'yvoire & le calamus aromaricus y devroient enrrer en plus grande dofe. Au refteon peut dire que certe compofition eft un gi-and embarras d'ingrediens entaflez lesuns für les aucres; on pourroit bien l'abreger en n'y faifanc enrrer que les droguesles plus elTentielJes, mais eile n'eft que-tres-peu en ufage, Sc l'on peut fort biens'en paffer ayant la theriaque.
Le MithfieL&te de T>.imocutes.
freiten de tres-bonne mjrrbe , de l'oliban , du fafran , de l'agarie , du g'ingembre , de
Ucanelle, du fpicanard , de Li femence de tblafpi, de chacun dtx drAgnes ,De la femence de fefeii de Marfedle , de lapobalfame , ou en Jon heu de la nmx tmtf-
tade , dujonc odorant , dußtxcbas arabique , du coflus, du galbanum } de la tereben-
tblne de Cbio , du cafloreum , du fuc d'bjpocißis , du ftorax calamite, de l'opopanax
& de la feudle indienne , de chacun une once ,De la. caße odorante , du pouilht de montagne t du polvre blanc , du fcsrdium , de U
la femence de daucus de Crete, üu tarpobatfame , ou enfon heu des cubebes , des m-
chifques od'jrans , & du bdellium, de chacun Jtx dragmes ,Du nard celttque , de lagomme arabique , des fernem es de pi tji! de Macedorne , de fe-
noud & de peut cardamome ue t'opuim de Thebes ,- des rofes rouges du diu ante
de Crete & de la racine de gentiane , de chacun cinq dragmes tDes racines d'acorus vrai, d'arum , de pnu, de la femence a'anis & du fagaptmm ,
de chacun trois dragmes,Du meu atbamantique t du vrai dcacia , du ventre de fcincus marin , & de la femence
d'hypericon , de cbacun deux dragmes & demie ,Du miel ecume , neuf livres huit onces & deux dragmes tDu meüleur vtn ce qu'tl en faudra.
Eaites-en un Opiate felon l'art.
R E M A R Q^U E S.
On pulverifera en particulier le faffran apres l'avoir faic fecher a une tres-Ientechaleur entre deux papiers; d'une autre part on mertra en poudre entemble les raci-nes , les bois , les ecorces, les ftmences, l'aganc, le feine marin , les fleurs , lesfeuillcs , le carpobalfamum, les trochifques, les poivres } le caftor, le fpicanard ,l'opium , l'hypociftis , l'acacia , 8c les gommes.
On aura neur livres huit onces 8c deux dragmes de beau miel ou de miel ecume ,
on y meiera environ deux livres de vin d'Efpagne > & l'on fera cuire le melange a
petit feu jufqu'a confiftence de fyrop epais, on retireva la baiTme de deffus le feu,
on roettra le faffran pulverife dans un grand baflin d'etain , on y verfera peu a peu
le miel euie encore chaud , Sc l'on agitera la mariere avec un biftortier, afin quelle
prenne une belle couleur. Quand le faffran fera bien demele , on ajoütera peu a
peu les poudres; mais il faut que la mariere foir plus qu'a demi refroidie , de peur
que les gommes ne s'y grumeilent par le trop de chaleur , ou qu'il ne fe falle trop
de diflipation des parties volatiles: enfin on liquefiera enfemble für un petit feu , la
tetebenthine & l'opobalfamum ou l'huile de mufeade, & ayant verfe la liqueur dans
la compofuion ., on remuera vigoureufement le tout avec un pilon de bois on un
biftortier pour faire un opiate qu'on gardeta au befoin dans un pot bien bouche.
Il eft propre pour prelerver de la peile 9 des fievres malignes, de la petite veröle, Vcruis.du fcorbut ; il refifte a la malignite des humeurs 5 on s'en iert contre le poifon de la