UNIVERSELLE.
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C H A P I T R E IX.
Des Tablettes ou E'eftuaires folides.
LE S Tablettes ont ete inventees pour quatre raifons principales: La premierc,poar donner bon gout aux reraedes, car on y mele plus de fucre que dans lesautres compofitions : La feconde , afin qu'elles demeurent long-tems a fondre & afe cMöudre dans la bouche , & que leur vertu fe communique mieux a la gorge Sca Ja poitrine : La troifisrne , afin qu'elles fe gardent long-tems , car la confiftencefolide eft moins fujette a la corruption que les autres: La quatrieme pour rendrela compoiition portaiives
On prepare les Tablettes für Ie feu , «Sc fans feu. On fait entrer plus de poudresdans celies qui fe fönt fans feu , que dans celles qui fe fönt für le feu , mais la dofen'en eft point limitee •, car aux unes il n'entre qu'une once de poudre für chaquelivre de fucre , aux autres deux , aux autres trois , aux autres quarre. On coupe lamatiere des tablettes qu'en prepare für le feu en forme de lozanges ou en quarre?, ScTon figuxe les tablettes qu'on prepare fans feu , en paftilles ou rotules, für lefqtielleson imprime ordinairement un cachet.
EietfitAtre diacarthami.
Prenez, du turbith choiß, une once & demie ,De la modle de femence de carthame, de la poudre diatragacanth froid , des her-.
modacles & du diagrede , de chacun une once,Du gingembre , demionce; De la manne , deux onces & demie ,Du miel rofat, & de la chair de coing confite , de chacun deux dragmes ,Du fucre blanc diffout dam Fe au , & cuit en eleäuaire folide , unehvrejix onces.Fattes-en felon l'art un eleäuaire en tablettes.
R E M A R O^U E S.
On pulverifera enfemblele turbith, les hermodactes , le gingembre & la moelletiree des femences de Carthame , d'une autre part le diagrede ; on melera les pou-dres : on battra enfemble dans un morrier de marbre , la chair de coing confite ,la manne Sc le miel rofat, on en tirera la pulpe par un tamis de crin renverfe , onfera enfuite fondre le fucre dans environ une livre d'eau commune für lefeu , oncoulera la liqueur, & on la fera cuire jufqu'a ce quel'eau foit conlumee , ce qu'oaconnoitra quand on trempera dedans une efpatule, & qu'on la retkera, car li lefucre eft cuit fuffifamment, il jettera un long fil, on retirera alors la bafline dedeflusle feu, Sc on y difloudrales pulpes avec un biftortier , puis quand la matierefera ä demi refroidie , on y melera exaclement les pöudres, on jettera la paftecncore chaude iur un papier oint d'huile d'amandes douces , on l'etendra avec unbiftortier auffi huile , Sc on la coupera en tablettes qu'on gardera dans une boetteen un lieu fec.
Elles purgenr particulierement la poitrine, on en donne pour les maladies du cer-veau: La doie en eft depuis une dragme jufqu'a une once , on en mele fouvent dansJes medecines avecd'au*::espiirgatirs.
Pourvii que le fucre foit furnfamment cuit quand on y melera les pulpes , il nefera pas befoin de remetcre la bafline für le feu, mais s'U n'avoic pas cncore re '-
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Vertiu.Dofe.