UNIVERSELLE. 55 r
Deux fcrupules des pilules contiennent d'aloes demi fcrupule, de faffran de mars a ::aperitif neufgrains, de fcammonee/Ix giaiiis*. y '
Une dragme des pilules contient d'aloes dix-huit grains, de faffran de mars ape- 2 :ritif treize grains & demi, de fcammonee neufgrains. ° »
Si Ton veut reifentir une bonne Operation de ces pilules, il en faut prendre en pe-tite dofe pendant douze ou quinze matins confecutifs, Sc fe promener quelquetemps apres, afin de donner lieu au mars & aux purgacifs de pouffer en bas & delever les obftru&ions.
Pilules de Rudius,
.Prertez. de l'aloes fuecotrin , une once , De U pulpe de coloqutnte , fix dragmes,De Ugarie, de U fcammonee , de la racine d''ellebore noir } du turbith , & des efpeces
diarhodon , de chaeun demi once.
Concaßez, toutes ces dreguesgrojßerement, a l'exception des cfphces diarhodon , pulsles expofet* au foleil dans un vaijfeau bien fermeavec fuffifante quanthede bonne eaiide vie , & cela pendant huit jours , en forte que la liqueur für nage de fix doigts : apriscela infufez. dans l'eau de vie les efpeces diarhodon de la mime maniere pendant quamjours : couleu enfuite l'infujion & l'exprimez. fortement, puis melez, les deux colaturesenfemble que vous ferez., apres les feces otees, dißtller a petit feu dans un vaiffeau cou-vert d'un alembic de verre , jufqu'a ce qu'd ne refle au find de la cueurbite qu'unsmattere epaiffie en conßflence de miel t dont on formera une maße de pilules,
R E M A R QJJ E S.
On pulverifera groflierement l'aloes, la fcammonee, les racines, la coloquinre'mondee de fes pepins & ineifee menu & Fagaric, on metcra toutes ces dro<*uesdansun matras , on verfera deflüs de bonne eau de vie jufqu'a ce quelle furpafle la ma-uere de fix doigts •, on bouchera exaetement le vailfeau, & on le placera au foleil onatme chaleur artificielle approchante, pour y laiflk digerer l'infufion pendant hui?jours5 dune autre pari onmettra infufer de la meme maniere dans un autre matrasles efpeces diarhodon pendant quarre jours : Enfuite l'on coulera les deux infufionsexpnmant fortement lemarc , on les melera enfemble, on fera diftilier la liqueurpar un alembic de verre, a petic feu jufqu'a ce qu'il refte au fond de la cueurbiteune matiere epaiffie en confiftence d'extrait qu'on gardera pour en former des pilu-les au befoin.
Elles purgent toutes les humeurs, on s'en fert pour la fievre quarte, pour la me- Vertu».lanchohe hypocondriaque, pour l'apoplexie, pour la letbargie ; la dofe en eft depuis. Daf&"demi fcrupule jufqu'a demi dragme.
I! y aapparence que le nom de ces pilules eft celui de leur Auteur ■, j'en ay tire ladefenption de la Pharmacopee de Londres ; leur compolition eft un extraitpur,mais elles n'en valenr pas mieux •, je les eftimerois davantage fi elles eroient compo-ßes avec les drogues en fubftance , parce qu'en faifint evaporer ks teintures o»laufe toujours cchaper une portion de la vertu purgative.
Les efpece^ diarhodon fönt inutiles dans cette compolition ; elles y fonemifespour fortifier l'eftomach Sc les autres vifeeres contrel'adion violente des purganfs,mais elles n'y peuvent produire aueun effet, parce que leur vertu eft abforbee & dc-truire par la fermentation qui arrive dans les humeurs au remps de la pnrgaticn ymais fi elles pouvoient agir comme on le pretend , elles empecheroienr en partieque les humeurs ne fuffent rendues fluides & qu'elles ne fuflent evacuees, ce qui ap-porterok unobftacle a l'rntention qu'on ade purger: je ferois donc d'ayis cju'on re-